Série de réponses du grand savant Ata bin Khalil Abu Al-Rashtah, émir du Hizb ut-Tahrir aux questions des visiteurs de sa page Facebook "Fikhi"
À : Ubada al-Shami
Question :
Cher Cheikh, qu'Allah vous accorde la victoire et vous soutienne. Paix, miséricorde et bénédictions d'Allah sur vous.
1- Il est mentionné dans le livret Izalat al-Atriba concernant le jugement sur le dirigeant usurpateur et dominateur ce qui suit : « Le jugement sur l'usurpation de l'autorité est de combattre l'usurpateur par les armes de manière continue jusqu'à ce qu'il soit déposé ou tué. » Nous savons que parmi les conditions du Calife figure la justice ('adala), et que celui qui tue, verse le sang et usurpe le pouvoir de la Oumma perd sa justice. Y a-t-il une contradiction entre ce qui précède et la réponse à la question intitulée « La méthode légale pour établir le Califat et le dirigeant dominateur (as-Sultan al-Mutaghallib) » ? S'il n'y a pas de contradiction, avons-nous désormais une nouvelle compréhension du dirigeant dominateur qui annule l'ancienne... ? Je vous prie de clarifier.
2- Nous voyons aujourd'hui l'application des peines légales (hudud) sur les musulmans par l'organisation État [Islamique]. Celui sur qui la peine légale a été appliquée par cette organisation ou par certains États qui appliquent certaines peines, est-il quitte de son péché devant Allah le Jour de la Résurrection et n'en sera-t-il pas tenu pour responsable... ? Je vous prie de clarifier.
3- Est-il permis au futur État du Califat, avec la permission d'Allah, de chercher des amis parmi les pays mécréants (kuffar) et de s'allier avec certains d'entre eux, même s'ils sont réellement en guerre (harbi fi'lan) comme l'Allemagne par exemple, par convergence d'intérêts afin que le Califat puisse affaiblir certains pays et les conquérir ? Ou bien cela n'est-il permis qu'avec les pays considérés comme en guerre par statut (harbi hukman) comme le Venezuela ? Est-il permis de faire une analogie (qiyas) sur l'autorisation de s'allier avec ceux qui sont réellement en guerre à partir de ce que le Messager (saw) a fait en concluant une réconciliation avec les Qurayshites, qui étaient réellement en guerre, lors du pacte d'al-Hudaybiyyah ?
Qu'Allah vous bénisse.
Réponse :
1- Concernant ce qui est mentionné dans le livret (dossia), cela ne diffère pas de ce qui est mentionné dans la réponse à la question. Il semble que la version du livret que vous possédez soit une ancienne version qui ne contenait pas le jugement sur le dominateur (al-mutasallit). Quant à la version que nous avons entre les mains, elle contient le jugement sur le dominateur...
De même, le jugement sur le dominateur se trouve dans le livre Le Système de Gouvernement en Islam, p. 57...
Ainsi, il n'y a pas de contradiction entre ce qui figure dans la réponse à la question et ce qui figure dans le livret.
Quant au fait que la justice ('adala) soit une condition pour le Calife, c'est exact. Le dirigeant dominateur (as-sultan al-mutaghallib) ne reçoit l'allégeance (bay'ah) qu'après s'être repenti, avoir rectifié sa situation, et que les gens soient convaincus de sa piété et lui prêtent allégeance. C'est-à-dire que la justice se réalise en lui avant l'allégeance. Comme vous le savez, celui qui se repent, s'amende, revient sur ses mauvaises actions et devient juste, il devient alors une personne intègre ('adl) et la condition de justice est réalisée en lui. Il semble qu'une confusion se soit produite chez vous, pensant qu'on lui prête allégeance alors qu'il est encore dans sa domination et son injustice, et vous vous êtes demandé comment il peut recevoir l'allégeance alors qu'il n'est pas juste. Mais la question n'est pas ainsi : on ne lui prête pas allégeance en tant que Calife tant qu'il ne s'est pas repenti, n'a pas rectifié sa conduite et que les gens ne sont pas convaincus de son intégrité ; la justice se réalise alors en lui, puis ils lui prêtent allégeance.
J'espère que la question est désormais claire.
2- L'application des sanctions expie le péché si elle provient d'un État qui gouverne par la loi d'Allah. Nous avons déjà répondu à cette question le 22/01/2014, et je vous en redonne le texte :
« Quant à l'autre question : la sanction expie-t-elle le péché le Jour de la Résurrection ? C'est exact si c'est une sanction légale (shar'iya) provenant d'un État islamique, c'est-à-dire d'un État qui gouverne par la loi d'Allah, et non par des lois positives. En voici le détail :
- Muslim a rapporté d'après 'Ubada bin al-Samit qui a dit : Nous étions avec le Messager d'Allah (saw) dans une assemblée, et il a dit :
تُبَايِعُونِي عَلَى أَنْ لَا تُشْرِكُوا بِاللهِ شَيْئًا، وَلَا تَزْنُوا، وَلَا تَسْرِقُوا، وَلَا تَقْتُلُوا النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللهُ إِلَّا بِالْحَقِّ، فَمَنْ وَفَى مِنْكُمْ فَأَجْرُهُ عَلَى اللهِ، وَمَنْ أَصَابَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ فَعُوقِبَ بِهِ فَهُوَ كَفَّارَةٌ لَهُ، وَمَنْ أَصَابَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ فَسَتَرَهُ اللهُ عَلَيْهِ، فَأَمْرُهُ إِلَى اللهِ، إِنْ شَاءَ عَفَا عَنْهُ، وَإِنْ شَاءَ عَذَّبَهُ
"Prêtez-moi allégeance sur le fait de ne rien associer à Allah, de ne pas commettre d'adultère, de ne pas voler, de ne pas tuer l'âme qu'Allah a rendue sacrée sauf de plein droit. Celui d'entre vous qui respecte cela, sa récompense incombe à Allah. Et celui qui commet l'une de ces fautes et en est puni, cela lui servira d'expiation. Quant à celui qui commet l'une de ces fautes et qu'Allah lui garde le secret, son sort dépend d'Allah : s'Il veut, Il lui pardonne, et s'Il veut, Il le châtie."
Le hadith montre que celui qui est puni dans ce bas monde, sa punition est une expiation pour lui le Jour de la Résurrection ; il ne sera donc pas châtié pour ce péché dans l'au-delà. Il est également clair d'après le hadith que la punition expiatoire est celle de l'État islamique où l'on prête allégeance à un Calife pour gouverner par l'Islam, car le hadith du Messager (saw) commence par dire : "Prêtez-moi allégeance... celui qui en est puni, cela lui servira d'expiation". La sanction expiatoire est donc liée à l'allégeance, et l'allégeance est pour le gouvernant qui gouverne par l'Islam. Par conséquent, la sanction ici-bas qui expie le péché dans l'au-delà est la sanction de l'État qui gouverne par l'Islam. Et Allah est plus savant et plus sage. » Fin de citation.
3- Votre question sur l'alliance avec les pays mécréants dans le sens de solliciter leur aide... cela n'est pas permis par la Charia :
a- Ceci est expliqué dans Al-Chakhsiya (La Personnalité Islamique), Tome 2, chapitre "La demande d'aide aux mécréants" (Al-Isti'ana bil-Kuffar), où il est écrit :
« Quant à la preuve qu'il n'est pas permis de demander l'aide des mécréants dans le combat en tant qu'État indépendant, c'est ce qu'ont rapporté Ahmad et An-Nasa'i d'après Anas qui a dit : Le Messager d'Allah (saw) a dit :
لَا تَسْتَضِيئُوا بِنَارِ الْمُشْرِكِينَ
"Ne vous éclairez pas au feu des polythéistes."
Le "feu" d'un peuple est une métaphore de leur entité dans la guerre en tant que tribu indépendante ou en tant qu'État. Al-Bayhaqi a dit : Ce qui est correct est ce que nous a rapporté le Hafiz Abu Abdullah... jusqu'à Abu Humayd al-Sa'idi qui a dit :
خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ r حَتَّى إِذَا خَلَّفَ ثَنِيَّةَ الْوَدَاعِ إِذَا كَتِيبَةٌ قَالَ: مَنْ هَؤُلَاءِ؟ قَالُوا بَنِي قَيْنُقَاعَ وَهُوَ رَهْطُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلَامٍ قَالَ: وَأَسْلَمُوا؟ قَالُوا: لَا، بَلْ هُمْ عَلَى دِينِهِمْ، قَالَ: قُولُوا لَهُمْ فَلْيَرْجَعُوا، فَإِنَّا لَا نَسْتَعِينُ بِالْمُشْرِكِينَ
"Le Messager d'Allah (saw) sortit et lorsqu'il eut dépassé Thaniyyat al-Wada', il vit un bataillon. Il demanda : 'Qui sont-ils ?' Ils répondirent : 'Les Banu Qaynuqa', le groupe de Abdullah bin Salam.' Il demanda : 'Se sont-ils convertis à l'Islam ?' Ils répondirent : 'Non, ils suivent toujours leur religion.' Il dit : 'Dites-leur de repartir, car nous ne demandons pas l'aide des polythéistes.'"
Le Messager (saw) a renvoyé le groupe de Abdullah bin Salam des Banu Qaynuqa' parce qu'ils étaient venus en tant que groupe constitué dans un bataillon mécréant, et ils étaient venus sous leur propre bannière en tant que Banu Qaynuqa', avec qui le Messager avait des traités et qui étaient comme un État. C'est pour cette raison qu'il les a refusés. Son refus était dû au fait qu'ils venaient sous leur bannière et au sein de leur État, la preuve étant qu'il (saw) a accepté l'aide des Juifs à Khaybar lorsqu'ils sont venus individuellement. Ce hadith d'Abu Humayd contient une cause légale ('illah shar'iya) : si elle est présente, le jugement s'applique, et si elle est absente, le jugement ne s'applique pas. La cause dans le hadith est apparente dans le texte : "Lorsqu'il vit un bataillon, il dit : qui sont-ils ? Ils dirent : Banu Qaynuqa'". Le fait qu'ils soient un "bataillon" signifie qu'ils sont une armée indépendante avec une bannière indépendante, car chaque bataillon a une bannière. Le fait qu'ils soient un bataillon mécréant avec une bannière indépendante, issus des Banu Qaynuqa' qui étaient au rang d'État lié par des traités avec le Messager, constitue la cause de leur renvoi, et non pas seulement le fait qu'ils soient mécréants ; la preuve en est qu'il leur a ordonné de repartir sur cette base et sur leur refus de l'Islam, et non uniquement sur leur refus de l'Islam. Ceci est corroboré par le hadith d'Anas : "Ne vous éclairez pas au feu des polythéistes", car il s'applique à l'entité (al-kiyan). Cela est également soutenu par le fait que le Messager a accepté l'aide de Quzman lors de la bataille d'Uhud alors qu'il était polythéiste. Cela signifie que le refus concerne l'aide du mécréant en tant qu'entité, et l'acceptation concerne son aide en tant qu'individu. Par conséquent, demander l'aide des mécréants en tant que groupe mécréant, tribu mécréante ou État mécréant, sous leur bannière et en tant que partie de leur État, n'est absolument pas permis. Quant au fait que la tribu de Khuza'a soit sortie avec le Prophète (saw) contre Quraysh l'année de la Conquête tout en étant une tribu indépendante, cela ne prouve pas l'autorisation de solliciter l'aide d'un groupe ayant une entité indépendante. En effet, Khuza'a était présente l'année d'al-Hudaybiyyah lors de la rédaction du traité de paix entre Quraysh et les musulmans. Lorsque le traité stipula : "Quiconque souhaite entrer dans le pacte et l'alliance de Muhammad peut le faire, et quiconque souhaite entrer dans le pacte et l'alliance de Quraysh peut le faire" (rapporté par Ahmad). Sur la base de ce texte, Khuza'a s'est empressée de dire : "Nous sommes dans le pacte et l'alliance de Muhammad", et les Banu Bakr se sont empressés de dire : "Nous sommes dans le pacte et l'alliance de Quraysh". Ainsi, Khuza'a s'est liée aux musulmans par ce traité conclu entre Quraysh et les musulmans, et le Messager les a inclus dans sa protection en tant que groupe faisant partie de son État selon le traité. C'est pourquoi ils ont combattu en tant que tribu sous la bannière des musulmans et comme partie intégrante de l'État islamique, et non comme un groupe indépendant. Ils étaient donc comme des individus et non comme une entité distincte. Quant à l'illusion qu'il y avait entre Khuza'a et le Messager une alliance ou un traité direct, cela est inexact, car le traité était entre le Messager et Quraysh, et non entre le Messager et Khuza'a... »
Par conséquent, il n'est pas permis de s'allier avec un État mécréant ou de solliciter son aide. Il est cependant permis aux mécréants parmi les dhimmis (citoyens non-musulmans de l'État islamique) de faire partie de son armée.
b- De même, cela est clarifié dans l'article 190 de l'Introduction à la Constitution, dont voici le texte :
« Article 190 – Sont formellement interdits les traités militaires et tout ce qui s'y apparente ou s'y rattache, comme les alliances politiques et les accords de location de bases et d'aéroports. Il est permis de conclure des traités de bon voisinage, des traités économiques, commerciaux, financiers, culturels et des traités de trêve (hudna). » Fin de citation.
Il est mentionné dans son explication ce qui suit :
« La définition des traités est qu'ils sont des accords conclus entre États pour organiser une relation spécifique et définir les règles et conditions auxquelles cette relation est soumise. Les juristes musulmans les appellent al-muwada'at... Cependant, pour la validité d'un traité, il est stipulé que l'objet du contrat soit autorisé par la Charia, comme le fait d'avoir une durée déterminée, en plus d'autres jugements légaux s'y rapportant. Les traités sont de plusieurs types...
Quant aux traités militaires, ils sont interdits selon la parole du Prophète (saw) : "Ne vous éclairez pas au feu des polythéistes" (rapporté par Ahmad et An-Nasa'i). Le feu d'un peuple est une métaphore de son entité dans la guerre. Et selon sa parole (saw) : "Je ne demanderai jamais l'aide d'un polythéiste" (rapporté par Muslim d'après Aïcha). Chez Abu Daoud et Ibn Majah, d'après elle également : "Certes, nous ne demandons pas l'aide d'un polythéiste". Et sa parole (saw) : "Nous ne demandons pas l'aide des mécréants contre les polythéistes" (rapporté par Ibn Abi Shaybah d'après Sa'id bin al-Mundhir)... »
Par conséquent, il est interdit de demander l'aide des polythéistes en tant qu'État, ou de s'allier avec eux, pour les preuves mentionnées ci-dessus.
c- Quant au sujet du pacte d'al-Hudaybiyyah entre le Messager (saw) et Quraysh, ce n'était pas une alliance (tahaluf), car l'alliance signifie combattre ensemble et d'autres choses similaires... Ce qui s'est passé est une réconciliation (une trêve ou hudna) pour une durée déterminée entre le Messager (saw) et des mécréants en guerre sur leur terre avant qu'elle ne soit conquise. C'est pourquoi il est permis de conclure une trêve entre nous et les mécréants qui sont réellement en guerre si leur entité est établie sur une terre leur appartenant avant sa conquête. En revanche, si toute leur entité est établie sur une terre qu'ils ont occupée aux musulmans, il n'est permis de conclure aucun accord avec eux, car cela signifierait une reconnaissance de leur occupation de notre terre, ce qui est interdit par la Charia. Cela s'applique à l'entité juive dont l'existence repose entièrement sur une terre conquise par les musulmans ; il n'est donc permis de conclure aucun accord avec eux. Ceci est mentionné dans l'article 189 sous le point "quatrièmement" :
« Article 189 : La relation de l'État avec les autres États existants dans le monde repose sur quatre considérations : ... Quatrièmement : Les États réellement en guerre (comme Israël par exemple), nous devons considérer l'état de guerre comme base de tous les comportements à leur égard. Ils sont traités comme si nous étions en guerre effective avec eux, qu'il y ait une trêve entre nous ou non. Tous leurs ressortissants sont interdits d'entrée dans le pays. » Fin de citation.
Il est précisé dans son explication :
« ...Il n'est pas permis de conclure une paix permanente avec ces États réellement en guerre, c'est-à-dire un arrêt permanent des combats ou une trêve permanente, car cela suspend le Jihad, alors que celui-ci se poursuit jusqu'au Jour de la Résurrection. De même, la trêve permanente empêche la propagation de l'Islam jusqu'à ce qu'Allah le fasse triompher sur toute autre religion. Allah le Très-Haut dit :
وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لَا تَكُونَ فِتْنَةٌ وَيَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ
"Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association, et que la religion soit entièrement à Allah." (Al-Anfal : 39)
Et le Messager (saw) dit :
وَالْجِهَادُ مَاضٍ مُنْذُ بَعَثَنِي اللَّهُ إِلَى أَنْ يُقَاتِلَ آخِرُ أُمَّتِي الدَّجَّالَ
"Le Jihad se poursuit depuis qu'Allah m'a envoyé jusqu'à ce que le dernier de ma Oumma combatte le Dajjal." (Rapporté par Abu Daoud d'après Anas).
Quant à la paix temporaire avec ces pays, et l'arrêt temporaire de l'état de guerre, il y a deux cas :
- Si l'État avec lequel nous sommes en guerre effective possède une terre non-islamique sur laquelle son entité est établie, alors la réconciliation par une trêve temporaire est permise, c'est-à-dire suspendre l'état de guerre avec lui pour une durée déterminée, si cette suspension est dans l'intérêt de l'Islam et des musulmans, et selon des conditions agréées par la Charia.
La preuve en est le pacte d'al-Hudaybiyyah, qui a eu lieu entre l'État islamique établi par le Messager (saw) à Médine, et l'État de Quraysh dont l'entité était établie sur une terre lui appartenant que l'Islam n'avait pas encore conquise, c'est-à-dire qu'elle n'était pas une terre islamique.
- Mais si l'État avec lequel nous sommes en guerre effective a son entité entièrement établie sur une terre islamique, c'est-à-dire que son entité ne comprend aucune terre lui appartenant qui n'aurait pas été conquise par les musulmans auparavant, comme (Israël), l'État des Juifs usurpateur de la Palestine, alors il n'est pas permis de conclure la paix avec lui. Car l'existence de cet État est nulle selon la Charia, et parce que la paix avec lui signifierait inévitablement une concession sur une terre islamique, ce qui est interdit et constitue un crime en Islam. Au contraire, l'état de guerre effective doit se poursuivre contre lui, qu'il y ait une trêve conclue par les dirigeants illégitimes dans les pays musulmans ou non.
Ainsi, toute paix avec l'État des Juifs, même sur un pouce de terrain, est interdite par la Charia car c'est un État usurpateur et agresseur, dont l'entité est entièrement établie sur la terre des musulmans. Faire la paix avec lui, c'est lui céder une terre islamique et lui permettre de la posséder et de dominer les musulmans qui s'y trouvent, ce qui n'est pas permis. L'Islam impose à tous les musulmans de le combattre ; leurs armées doivent partir au combat, en rassemblant tous ceux qui sont capables d'être soldats, et cela continue jusqu'à l'élimination de l'État des Juifs et la libération des terres musulmanes. Allah le Très-Haut dit :
وَلَنْ يَجْعَلَ اللَّهُ لِلْكَافِرِينَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ سَبِيلًا
"Et Allah ne donnera jamais aux mécréants de chemin contre les croyants." (An-Nisa)
Et Il dit :
فَمَنِ اعْتَدَى عَلَيْكُمْ فَاعْتَدُوا عَلَيْهِ بِمِثْلِ مَا اعْتَدَى عَلَيْكُم
"Quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui à transgression égale." (Al-Baqara : 194)
Et Il dit :
وَأَخْرِجُوهُمْ مِنْ حَيْثُ أَخْرَجُوكُمْ
"Et expulsez-les d'où ils vous ont expulsés." (Al-Baqara : 191) » Fin de citation.
Ainsi, le pacte d'al-Hudaybiyyah n'est pas une alliance, mais une trêve temporaire entre l'État islamique et l'entité de Quraysh établie sur sa propre terre avant d'être conquise. Cela s'applique à l'autorisation d'établir une trêve entre l'État islamique et n'importe quel État mécréant dont l'entité est établie sur sa terre (que ce soit toute l'entité ou une partie), à condition qu'elle soit temporaire et dans l'intérêt de l'Islam et des musulmans. En revanche, si l'entité de cet État mécréant est entièrement établie sur une terre islamique, aucune paix n'est permise selon ce qui a été expliqué.
Votre frère Ata bin Khalil Abu Al-Rashtah
26 Rajab 1438 de l'Hégire Correspondant au 23/04/2017
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