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Questions & Réponses

Réponses aux questions : les manœuvres russes et américaines en Syrie, Hariri inféodé au régime en Arabie Saoudite

December 12, 2017
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Première question :

Nous savons que la Russie est entrée en Syrie suite à un accord avec l'Amérique, ou sur ses ordres, afin de préserver le régime et de préparer le terrain pour une solution politique avec l'opposition... Cependant, on remarque que l'Amérique boycotte presque les tentatives russes de réunir le régime et l'opposition à Astana, Sotchi et ailleurs ; lorsqu'elle y assiste, c'est en qualité d'observateur, à l'instar de la Jordanie ! Quelle en est l'explication ? Merci.

Réponse :

L'explication de cela se résume presque en deux mots : l'arrogance de l'Amérique et la stupidité de la Russie... En voici les détails :

1- Il est exact que l'intervention de la Russie s'est faite avec l'approbation de l'Amérique, ou sur ses ordres, et dans l'intérêt de cette dernière. Nous avions déjà clarifié ce point dans un communiqué publié le 11/10/2015, où il était écrit : « (... C'est là que résidait le malheur : l'Amérique se montre aux côtés des révolutionnaires et il lui était difficile de les combattre ouvertement, alors qu'ils avaient infligé des dommages au régime et que l'alternative américaine n'était pas encore mûre. Ce fut alors ce jeu de feu sordide où la Russie accomplit la tâche ; son rôle consiste à soutenir ouvertement le régime et à s'opposer ouvertement aux révolutionnaires, la guerre contre eux étant alors justifiée. Le régime était prêt à faire appel à la Russie sur ordre de l'Amérique, et c'est ce qui arriva... La Russie a ainsi accepté de jouer ce rôle maléfique et sordide en Syrie au service de l'Amérique !...) ». Nous avons davantage explicité cela dans une réponse à une question publiée le 18/11/2015 intitulée : « Derniers développements sur la scène syrienne », où il était mentionné : « (... a- L'agression russe contre la Syrie le 30/09/2015 a été immédiatement précédée d'une rencontre entre Obama et Poutine le 29/09/2015, laquelle a duré 90 minutes... La crise ukrainienne a occupé la première partie, tandis que les deux présidents se sont concentrés sur la situation en Syrie dans la partie restante. Les résultats de cette rencontre sont apparus immédiatement "et le 30/09/2015, le Conseil de la Fédération de Russie a approuvé à l'unanimité la demande de Poutine d'utiliser les forces aériennes russes en Syrie... Russia Today 30/09/2015"...

b- Même les sites que la Russie frappait en Syrie l'étaient pour la plupart en accord avec l'Amérique. CNN rapportait le 04/10/2015 : "Le général Andreï Kartapolov, responsable militaire à l'état-major de l'armée russe, a déclaré samedi soir 03/10/2015, que les zones ciblées par l'armée de l'air russe en Syrie avaient été préalablement définies à Moscou par le commandement militaire américain comme étant des zones abritant uniquement des terroristes..." »).

Ainsi, l'Amérique a fait entrer la Russie en Syrie pour soutenir le régime et préparer le terrain à une solution américaine, et non pour qu'elle formule une solution comme si c'était elle qui contrôlait les choses en Syrie... Mais la stupidité de la Russie l'a poussée, après avoir commis des actes atroces et réussi à empêcher la chute du régime, à croire qu'elle pouvait gérer la solution politique sans que l'Amérique ne s'y oppose. Elle pensait que l'Amérique approuverait puisque elle, la Russie, avait accompli le rôle brutal en Syrie tel que demandé par l'Amérique, protégeant ainsi le régime de l'effondrement...

2- Forte de cette illusion infondée, elle a appelé aux réunions d'Astana et de Sotchi, a invité les factions et a élaboré des projets... Elle a invité l'Amérique à participer et à y jouer un rôle actif : (« Peskov a déclaré, ce samedi, qu'il y avait eu des développements positifs concernant le règlement syrien au cours de la période récente, "mais cela nécessite des efforts conjoints pour l'amener à un niveau qualitativement nouveau. Tout cela exige une interaction entre la Russie et les États-Unis d'une manière ou d'une autre"... Orient News 04/11/2017 »). La Russie espérait qu'un sommet se tiendrait entre son président Poutine et le président américain Trump au Vietnam lors du sommet de l'APEC le 10/11/2017. Elle a publiquement et à plusieurs reprises réclamé une rencontre entre les deux présidents, et a continué à la demander même pendant le sommet, d'une manière qui montre à quel point la Russie a besoin de se coordonner avec l'Amérique concernant leurs relations bilatérales et la Syrie. Cependant, l'Amérique n'a pas répondu et a seulement accepté de publier une déclaration commune des deux présidents comme si la rencontre avait eu lieu, bien qu'elle n'ait pas atteint le rang d'une rencontre, mais consistait en un communiqué préparé par des experts des deux parties et une poignée de main entre les deux présidents. C'est là un exemple de l'appel russe à l'Amérique qui s'apparente à de la supplication.

3- La Russie réalise en même temps qu'elle en est incapable sans l'Amérique, elle lui envoie donc appel sur appel dans l'espoir d'une réponse. Elle a fait preuve d'une forme de servilité à cet égard, comme nous l'avons mentionné précédemment dans sa demande de rencontre entre Poutine et Trump.

Parce que la Russie est pressée de trouver une solution en Syrie, son président Poutine a invité le criminel Bachar à une rencontre à Sotchi le 20/11/2017, puis a contacté Trump le 21/11/2017 pour l'informer du contenu des discussions avec Bachar : (« Le président russe Vladimir Poutine a eu un entretien téléphonique ce mardi avec son homologue américain Donald Trump, axé sur la discussion de la crise en Syrie et les résultats de sa rencontre avec Bachar al-Assad. Russia Today 21/11/2017 »).

Ainsi, la Russie veut fermement accélérer la résolution de la crise syrienne et s'imagine, comme à son habitude, être la grande puissance qui participe aux côtés de l'Amérique au règlement de la crise. C'est pourquoi nous la voyons impatiente de saisir aujourd'hui une solution politique, car elle représente pour elle l'issue idéale. La solution politique stopperait son hémorragie, notamment économique, résultant de sa participation militaire... Pour toutes ces raisons, elle a pris l'initiative d'organiser des rencontres suggérant qu'elle mène la solution en Syrie, convoquant Bachar chez elle, puis convoquant Erdogan et Rohani, puis prévoyant de convoquer ce qu'elle appelle les représentants de « toutes les composantes du peuple syrien » pour aboutir à une solution à la crise. Elle implore l'Amérique de s'associer à elle pour que la solution mûrisse rapidement, car elle a annoncé son intention de retirer une partie de ses forces (« Valéri Guérassimov, chef d'état-major des forces armées russes, a déclaré jeudi que la taille de la force militaire russe en Syrie serait probablement réduite "de manière significative" et que cela pourrait commencer avant la fin de l'année en cours... Euro News 23/11/2017 »). Malgré cela, l'Amérique tarde à répondre aux demandes russes...

4- Voici donc le jeu américain avec la Russie concernant la Syrie : la laisser seule dans le bourbier, ignorer ses demandes et ne se coordonner avec elle que très peu, et souvent via des subordonnés. Il en ressort que toutes les tentatives de la Russie de diriger la solution politique en Syrie sont vouées à l'échec car la Russie est tombée dans un grand bourbier américain en Syrie. Ce que l'Amérique passe sous silence et encourage, c'est la poursuite de l'action russe en tant qu'un des outils de l'hégémonie américaine qu'elle utilise en Syrie contre la révolution et contre la mouvance islamique. La Russie n'a aucun rôle de leadership dans la résolution de la crise syrienne, malgré les scènes de rencontres, de conférences et d'accueil à Moscou et à Sotchi qu'elle affiche...

Avant que la trajectoire russe avec l'Amérique ne s'éclaircisse, toutes les initiatives russes pour une solution en Syrie resteront impuissantes, attendant la participation américaine. Lorsque les éléments d'une solution en Syrie seront mûrs, il est attendu que l'Amérique s'avance d'elle-même via les Nations Unies, ou via les États qui lui sont inféodés dans la région, pour imposer la solution en Syrie.

5- Voilà ce qui transparaît des manœuvres de la Russie et de l'Amérique en Syrie. Ce sont des manœuvres qu'il est possible de faire échouer, si Allah le veut, si les factions armées se rectifient, rompent leurs liens avec les agents régionaux de l'Amérique — particulièrement la Turquie et l'Arabie Saoudite — puis font face au régime avec sincérité et dévouement, unis aux sincères de l'Oumma, en s'agrippant au câble d'Allah... Alors, la Syrie sera, par la volonté d'Allah, une déception pour l'Amérique et la Russie, et leur brisera l'échine à toutes deux, après quoi elles en sortiront en traînant les queues de la défaite, sans plus se soucier de rien... Et cela n'est point difficile pour Allah.

وَمَا ذَٰلِكَ عَلَى اللَّهِ بِعَزِيزٍ

"Et cela n'est point difficile pour Allah." (Sourate Ibrahim [14]: 20)

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Deuxième question :

Hariri est revenu sur sa démission et le ministère s'est réuni sous sa présidence le 05/12/2017. Il a déclaré ensuite que le ministère avait accepté la distanciation... En suivant les agissements de Hariri, l'instabilité et la contradiction apparaissent : après des années de vacance présidentielle au Liban, Hariri s'est rendu chez Aoun le 20/10/2016 et s'est mis d'accord avec lui sur la présidence et le gouvernement, sachant que Aoun et le Hezbollah forment un seul bloc et que le Parti est l'élément actif... Le 04/11/2017, Hariri a annoncé sa démission alors qu'il était en Arabie Saoudite, déversant sa colère sur le Hezbollah... Et maintenant, il revient sur sa démission et continue au gouvernement où siège le Hezbollah ! Quelle est l'explication de cette instabilité et de cette contradiction ? De plus, y a-t-il une orientation vers la réduction de l'influence de l'Iran et de son parti ? Doit-on s'attendre à une agression de l'État juif contre le Liban ou contre le Hezbollah en exploitant les circonstances actuelles ? Qu'Allah vous récompense en bien.

Réponse :

Pour que la réponse soit claire, il est nécessaire de mentionner la réalité de la relation entre la famille Hariri et l'Arabie Saoudite : Hariri est un subordonné de l'Arabie Saoudite. Si le gouvernant saoudien est allié aux Anglais, cela se reflète sur Hariri dans ses agissements et sa politique au Liban, et il en est de même si le gouvernant est allié à l'Amérique... À la lumière de cela, nous pouvons répondre de la manière suivante :

1- Le mandat de l'ancien président libanais Michel Sleiman s'est achevé en mai 2014. Le gouvernant en Arabie Saoudite était alors le roi Abdallah ben Abdelaziz. Comme Abdallah était allié aux Anglais... et qu'il y avait une insistance du Hezbollah pour que Aoun soit président — sachant que le Hezbollah et Aoun étaient soutenus par l'Iran allié à l'Amérique... le roi Abdallah n'a pas accepté que Aoun soit président du Liban. Par conséquent, il a ordonné à Saad Hariri de s'opposer à la candidature de Aoun à la présidence de la République. La politique de Saad Hariri était subordonnée à celle de l'Arabie Saoudite, c'est-à-dire à la politique d'Abdallah. C'est pourquoi le poste de la présidence libanaise est resté vacant pendant environ deux ans et demi, soit de la fin du mandat de Michel Sleiman en mai 2014 jusqu'au lundi après-midi lors de la tenue du Parlement libanais et l'élection de Aoun à la présidence le 31/10/2016...

2- Ce qui a favorisé cela, c'est le changement de régime en Arabie Saoudite. Le roi Abdallah est décédé le 23/01/2015, et son frère Salmane lui a succédé. Comme on le sait, il est allié à l'Amérique... Ce roi a commencé par rogner les ailes des partisans des Anglais parmi les fils du roi Abdallah et ses anciens soutiens jusqu'à ce qu'il organise les conditions de son règne... Une fois les choses stabilisées pour lui, et parce que l'Amérique voulait stabiliser la situation au Liban à sa manière en élisant Aoun à la présidence, elle a demandé à Salmane d'ordonner à Hariri de ne plus s'y opposer ! C'est pour cela que Saad Hariri s'est rendu chez Aoun, s'est mis d'accord avec lui et l'a nomme candidat à la présidence. Autrement dit, l'opposition que menait Saad Hariri sous l'ère d'Abdallah a pris fin sous l'ère de Salmane ! (« Le président Saad Hariri est apparu depuis la Maison du Centre pour désigner le député Michel Aoun candidat à la présidence de la République, en présence des membres de son bloc, à leur tête le président Fouad Siniora et la députée Bahia Hariri... Il a ensuite prononcé un discours dans lequel il a déclaré : "Sur la base des points d'accord auxquels nous sommes parvenus, j'annonce aujourd'hui devant vous ma décision de soutenir la candidature du général Michel Aoun à la présidence de la République"... An-Nahar 20/10/2016 »). Après cela, le Parlement s'est réuni le 31/10/2016 et a élu Aoun président... (« ... Il est à noter que le soutien du chef du Courant du Futur, Saad Hariri, à la candidature de Aoun est ce qui a facilité la tenue de l'élection présidentielle après une vacance ayant duré 2 ans et 5 mois, depuis la fin du mandat de l'ancien président libanais Michel Sleiman en mai 2014... Al-Arabiya 31/10/2017 »). C'est pour cette raison que la visite de Aoun en Arabie Saoudite visait à rendre la pareille ! Comme il ressort clairement de ce qui précède, Hariri est un subordonné du gouvernant en Arabie Saoudite : il s'oppose ou approuve selon ce que le gouvernant saoudien lui dicte.

3- Après l'arrivée de Trump au pouvoir en Amérique, il a visité l'Arabie Saoudite le 20/05/2017 et a tenu des propos virulents envers l'Iran et le Hezbollah. En intensifiant ces déclarations devant un sommet d'environ 50 dirigeants insignifiants (ruwaybidat) dans les pays musulmans, il visait à détourner l'attention de la cause des musulmans en Palestine pour la focaliser sur l'Iran. C'était un prélude à son plan de reconnaissance de Jérusalem (Al-Qods) comme capitale des Juifs... L'escalade intensive était manifeste dans ces déclarations... Naturellement, l'Arabie Saoudite et ses autres partisans ont suivi cette voie. Étant donné que le rôle central de l'Iran dans la région est dominé par les agissements du Hezbollah au Liban et son intervention en Syrie, l'Arabie Saoudite a demandé à Hariri d'adopter une autre politique contre le Hezbollah et l'Iran. Elle l'a convoqué en Arabie Saoudite et lui a demandé d'y démissionner et de prononcer un communiqué expliquant ses raisons avec des déclarations fermes contre l'Iran et le Hezbollah... C'est ce qui arriva : Hariri fut amené en Arabie Saoudite et fit ses déclarations grandiloquentes... Il y annonça sa démission le 04/11/2017.

4- L'Amérique réalise que ses déclarations contre l'Iran et le Hezbollah ne signifient pas une rupture totale avec l'Iran et son parti, mais qu'il s'agit d'une escalade pour effrayer les habitants du Golfe. Elle voulait de l'Arabie Saoudite et de Hariri des déclarations pour envoyer un message, mais pas pour mener cette démarche à son terme. En d'autres termes, l'Amérique ne veut pas mettre fin à l'existence du Parti, mais lui envoyer un message mesuré sans escalade incontrôlée au Liban... C'est pourquoi elle a demandé à l'Arabie Saoudite de calmer le jeu, c'est-à-dire que Hariri devait modérer son ton. On peut lire sur le site An-Nashra le 04/12/2017 : (« ... Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane n'a agi qu'après une coordination complète avec la Maison Blanche directement, et après la quatrième visite du grand conseiller du président américain, son gendre Jared Kushner, au Moyen-Orient depuis que le président Donald Trump a pris ses fonctions présidentielles. Alors que cette visite est restée discrète dans les médias, Kushner et la délégation l'accompagnant ont séjourné en Arabie Saoudite pendant quatre jours, entrecoupés de visites rapides en Égypte, en Jordanie et en (Israël). Environ deux semaines après le départ de Kushner, les crises du Liban et des arrestations à l'intérieur de l'Arabie Saoudite ont éclaté... Durant la crise politique aiguë qui a frappé le Liban, des signes sont apparus dans ce cadre : l'entente qui existait entre la Maison Blanche et le prince héritier saoudien concernant le Liban s'inscrivait sous le titre de pression sur le "Hezbollah" pour réduire son envergure régionale devenue très importante... Sous ce titre, le prince héritier saoudien a lancé son offensive en direction du gouvernement libanais à travers son chef Saad Hariri, torpillant ainsi le compromis consensuel né avec l'arrivée du général Michel Aoun au palais de Baabda... Mais la méthode saoudienne fut violente et dénuée de finesse diplomatique, ce qui a menacé la stabilité interne libanaise, alors que les institutions américaines répétaient constamment que la pression ciblant le "Hezbollah" était soumise à un plafond précis ne pouvant être dépassé pour éviter que les choses n'explosent... Avec l'enlisement des choses, les institutions américaines ont agi sur la base que la stabilité libanaise était sur le point de s'effondrer... Site An-Nashra : 04/12/2017 »).

5- C'est ainsi que Hariri a commencé à modérer son ton ferme sur ordre de l'Arabie Saoudite... Pour qu'il y ait une issue sauvant la face, l'Arabie Saoudite a reçu le président français, des discussions ont eu lieu et il a rencontré Hariri. Ce dernier s'est ensuite rendu en France puis en Égypte, créant une atmosphère suggérant qu'il consultait pour prendre la position appropriée, alors que la position était déjà tracée en Arabie Saoudite avant son départ : modérer le ton et ne pas aller jusqu'au bout de la démission... C'est ce qui s'est passé : il est revenu au Liban le 21/11/2017, puis a annoncé suspendre sa démission le 22/11/2017, puis a considérablement modéré son langage envers le Hezbollah, déclarant que le Hezbollah n'utilise pas ses armes à l'intérieur, comme s'il se trompait lui-même avant de tromper les autres, oubliant les utilisations par le Parti de ses armes dans plusieurs incidents internes ! Jusqu'à ce qu'il annonce le retrait de sa démission et la réunion du gouvernement sous sa présidence le 05/12/2017, déclarant dans son communiqué : (« ... La situation a été réglée après l'approbation par tous les membres du gouvernement de rester à l'écart des affaires des autres États arabes »). Il dit cela alors que les milices du Hezbollah combattent en Syrie jour et nuit !

6- En conclusion, Hariri est un subordonné du régime saoudien ; la politique du gouvernant en Arabie Saoudite et son allégeance se reflètent sur Hariri en termes d'ordres et d'interdictions... Ce fait n'échappe à personne ayant des yeux pour voir, et la tromperie à ce sujet ne sert à rien !

لَّا يُسْمِنُ وَلَا يُغْنِي مِن جُوعٍ

"Qui n'engraisse, ni n'apaise la faim." (Sourate Al-Ghashiyah [88]: 7)

Quant à savoir s'il y a une orientation vers la réduction de l'influence de l'Iran et de son parti, c'est une possibilité, mais il est attendu que cela survienne une fois que la solution en Syrie aura atteint le stade voulu par l'Amérique. À ce moment-là, si l'Iran et le Hezbollah ont épuisé leur rôle, un retrait de Syrie et une réduction du rôle militaire de l'Iran et de son parti pourraient avoir lieu... Pour information, le Hezbollah est un subordonné du régime en Iran tout comme Hariri est un subordonné du régime en Arabie Saoudite. Par conséquent, il est attendu que si le dossier syrien se termine par certains arrangements impliquant un retrait de l'Iran, cela sera suivi d'arrangements spécifiques pour son parti au Liban.

Enfin, quant à savoir si l'on doit s'attendre à une agression de l'État juif contre le Liban ou contre le Hezbollah, cela dépend des arrangements des solutions en Syrie, c'est-à-dire des circonstances actuelles et nouvelles...

Le 21 de Rabi' al-Awwal 1439 de l'Hégire 09/12/2017

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