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Réponse à une question

July 06, 2004
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Question : Il est mentionné dans Le Système Social p. 41 :

إِذَا زَوَّجَ أَحَدُكُمْ خَادِمَهُ عَبْدَهُ أَوْ أَجِيرَهُ فَلَا يَنْظُرْ إِلَى مَا دُونَ السُّرَّةِ وَفَوْقَ الرُّكْبَةِ فَإِنَّهُ عَوْرَةٌ

"Si l'un d'entre vous marie sa servante à son esclave ou à son employé, qu'il ne regarde pas ce qui se trouve au-dessous du nombril et au-dessus des genoux, car c'est une 'awrah."

Ce hadith a été cité dans le cadre de l'argumentation sur la permission pour un homme de regarder ce qui n'est pas une 'awrah chez la femme, et pour une femme de regarder ce qui n'est pas une 'awrah chez l'homme. Quelle est donc la différence entre le fait de regarder ce qui se trouve au-dessous du nombril et au-dessus du genou de sa servante avant son mariage et après son mariage ?

Réponse : Il semble qu'il y ait une confusion dans la compréhension de la question. Le sens du hadith est le suivant : si l'un d'entre vous marie sa servante (خادمه), car le terme khadim s'applique aussi bien au masculin qu'au féminin. Avant que son maître ne la marie à un autre, la servante lui est licite (milk al-yamin), et il lui est permis de voir sa 'awrah. Cependant, une fois mariée, il devient interdit à son maître (celui qui l'a mariée) de regarder sa 'awrah. Il lui est alors permis de regarder uniquement ce qui n'est pas une 'awrah chez la servante, c'est-à-dire ce qui est en dessous du genou et au-dessus du nombril, tant qu'elle reste sa servante et qu'il ne l'a pas affranchie. Il l'a simplement mariée à son esclave ou à son employé, et elle est restée une esclave (amah), c'est-à-dire qu'elle n'est pas devenue une femme libre (hurrah). Si elle était devenue libre, il lui serait interdit de regarder tout son corps, à l'exception du visage et des mains.

C'est pourquoi le texte dit :

«إذا زوَّج أحدُكم خادَمَه عبدَه أو أجيرَه ...»

Ici, أحدُكم est le fa'il (sujet), خادَمَه est le premier maf'oul bihi (complément d'objet) du verbe زوّج, et عبدَه أو أجيره est le second maf'oul bihi de زوّج, et non une apposition ('atf bayan) de خادمه.

Le hadith est donc une preuve que la permission pour le maître de regarder l'intégralité de sa servante (parce qu'elle est une milk al-yamin) est annulée concernant ce qui constitue la 'awrah de sa servante après son mariage. Comme elle ne lui est plus licite sexuellement, il lui est interdit de regarder sa 'awrah, c'est-à-dire la zone située sous le nombril et au-dessus du genou, car elle demeure une servante qu'il a mariée sans l'affranchir.

Ainsi, le mantouq (sens explicite) du hadith sert à démontrer l'interdiction pour l'homme de regarder la 'awrah de la femme. Le mafhoum (sens déduit) de ce mantouq est qu'il est permis à l'homme de regarder ce qui n'est pas une 'awrah chez la femme, qu'elle soit libre ou esclave. L'homme et la femme sont égaux sur ce point : l'homme regarde ce qui n'est pas une 'awrah chez la femme, et la femme regarde ce qui n'est pas une 'awrah chez l'homme.

19 Joumada al-Oula 1425 AH 06/07/2004

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