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Questions & Réponses

Réponse à une question : Dispositions relatives au Calife et à l'Émir temporaire

August 16, 2020
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Série de réponses de l'Éminent Savant Ata Bin Khalil Abu al-Rashtah, Émir du Hizb ut-Tahrir, aux questions des visiteurs de sa page Facebook « Fiqhi ».

À Sohail Dar

Question :

As-Salamu Alaykum Wa Rahmatullah Wa Barakatuh mes chers frères, je soumets des questions à notre Émir et j'espère qu'elles lui seront transmises par la volonté d'Allah. Veuillez noter que la langue arabe n'est pas ma langue maternelle et je m'excuse profondément si j'ai commis des erreurs...

As-Salamu Alaykum Wa Rahmatullah Wa Barakatuh mon cher frère et notre éminent Émir, je demande à Allah le bien pour vous.

Le premier point est de m'excuser auprès de vous pour mon niveau d'arabe qui est faible. Malgré cela, j'essaie de poser des questions relatives au sujet du Califat (Al-Khilafah) :

Premièrement : Il est mentionné dans le livre Le Système de Gouvernement en Islam que les titres autorisés sont le Calife, l'Imam, l'Émir des Croyants et ce qui leur ressemble en sens comme le Sultan des Croyants. Cependant, dans le livre Les Organes de l'État de Califat, le texte s'arrête à la mention du titre d'Émir des Croyants et n'en mentionne pas d'autres. L'adoption concernant les titres du Calife a-t-elle changé pour se limiter uniquement à ces trois-là ? Si l'adoption a changé, quelle est la preuve de ce changement ?

Deuxièmement : Concernant ce qui est mentionné dans « Les Organes » sur les raisons qui ont conduit à surnommer Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) « Émir des Croyants », est-il correct de dire que cela implique une restriction à l'usage de ce titre, ou est-il permis d'utiliser un autre titre comme Sultan des Croyants ?

Troisièmement : J'ai compris que l'une des conditions pour qu'un consensus des Compagnons (Ijma' as-Sahabah) soit valide est l'existence d'une contradiction avec une chose connue, comme le report de l'enterrement du Messager d'Allah ﷺ alors que l'obligation est d'enterrer le mort immédiatement. Où réside la contradiction dans le fait de surnommer Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) « Émir des Croyants » pour que cela devienne un consensus des Compagnons ?

Quatrièmement : Vous avez répondu à une question par le passé stipulant que le terme « Calife » est un terme légal jurisprudentiel (shar'i fiqhi). Peut-on dire la même chose du terme « Imam », à savoir qu'il s'agit d'un terme légal jurisprudentiel puisqu'il figure dans les preuves textuelles, ou disons-nous que le terme « Imam » est terminologique ? À ce sujet, le terme « Imam » apparaît dans de nombreux hadiths faisant référence à celui qui dirige les gens dans la prière. Y a-t-il une différence de sens selon la personne désignée ? Autrement dit, le sens dans ces hadiths revient-il exclusivement au Calife et à ceux qu'il nomme parmi les gouverneurs et les émirs... etc., ou inclut-il également celui qui dirige les musulmans dans la prière comme nous les voyons de nos jours dans nos mosquées ?

Cinquième : Concernant « l'Émir temporaire », pourquoi l'assistant d'exécution (mu'awin at-tanfidh) n'est-il pas chargé de la nomination d'un Calife ? De plus, sur quoi se fonde le choix du plus âgé des assistants pour la nomination d'un Calife ? Pourquoi n'est-ce pas l'assistant le plus expérimenté dans sa fonction, ou le plus juste parmi eux, ou le plus savant dans le Coran... etc. ?

J'ai une autre question qui est... Si le Calife contrevient à l'une des conditions de conclusion (shurut al-in'iqad) après son allégeance (bay'a), son allégeance devient-elle caduque ? Par exemple, s'il cesse d'être juste ('adl) ou s'il devient comme ceux mentionnés par le Messager d'Allah ﷺ parmi les imams que les musulmans détestent.

Qu'Allah vous récompense par le bien.

Je vous remercie infiniment pour vos réponses et je demande à Allah pour vous et votre famille ainsi que pour les frères le bien et la santé. Ramadan Mubarak.

Votre frère, Dr Sohail Abu Mus'ab.

Réponse :

Wa Alaykum As-Salam Wa Rahmatullah Wa Barakatuh,

Je suis ravi que vous m'ayez écrit dans la langue du Noble Coran, la langue arabe, bien que vous éprouviez des difficultés à l'écrire... En général, ce que vous avez demandé est clair, à l'exception de certains points qui nécessitent plus d'explications. Voici les précisions :

1- Le titre attribué à celui à qui on prête allégeance pour le Califat est le Calife, l'Imam ou l'Émir des Croyants, comme cela est mentionné dans les hadiths prophétiques nobles et dans le consensus des Compagnons... Quant à ce qui était mentionné dans Le Système de Gouvernement après ces trois titres : [« Il n'est pas obligatoire de s'en tenir à ces trois titres, il est permis d'en utiliser d'autres pour celui qui prend en charge les affaires des musulmans, pourvu qu'ils indiquent son contenu, comme Gouverneur des Croyants, Chef des Musulmans, Sultan des Musulmans, ou d'autres qui ne contredisent pas son contenu. Quant aux titres ayant une signification spécifique contredisant les règles de l'Islam relatives au gouvernement, comme le Roi, le Président de la République (et l'Empereur), il n'est pas permis de les attribuer à celui qui prend en charge les affaires des musulmans, car leur signification contredit les règles de l'Islam. »] Fin de citation. De même, ce qui figurait dans La Personnalité Islamique Tome 2 au chapitre du Califat à la fin du paragraphe : [« Et il n'est pas obligatoire de s'en tenir à ce terme, c'est-à-dire l'Imamat ou le Califat, mais il faut s'en tenir à sa signification. »] Fin de citation.

Ces deux passages ont été modifiés, et les ajouts mentionnés ci-dessus dans Le Système de Gouvernement et dans La Personnalité Tome 2 ont été supprimés. Les titres retenus sont au nombre de trois, comme dans le livre Les Organes (le Calife, l'Imam, l'Émir des Croyants). Ce sont ces trois titres qui seront utilisés dans l'État lorsque Allah le Très-Haut nous accordera la victoire.

2- Il est conditionné dans le consensus tacite (al-ijma' as-sukuti) sur une règle légale, pour qu'il soit considéré comme un consensus acceptable : « que la règle légale soit de celles que l'on réprouve habituellement et sur lesquelles les Compagnons ne se tairaient pas ; car il est impossible que les Compagnons s'accordent sur le silence face à un acte répréhensible (munkar). Si c'est une chose que l'on ne réprouve pas habituellement, alors le silence des Compagnons à son sujet n'est pas considéré comme un consensus »... Il est mentionné dans La Personnalité Tome 3 : (« Le consensus tacite consiste en ce qu'un des Compagnons adopte un avis juridique connu des autres Compagnons sans qu'aucun ne s'y oppose ; leur silence constitue alors un consensus. On l'appelle consensus tacite par opposition au consensus verbal (al-ijma' al-qawli)... Le consensus tacite est soumis à des conditions :

Premièrement : Que la règle légale soit de celles que l'on réprouve habituellement et sur lesquelles les Compagnons ne se tairaient pas...

Deuxièmement : Que cet acte soit célèbre et connu des Compagnons...

Troisièmement : Que cela ne fasse pas partie des choses laissées à la discrétion de l'Émir des Croyants selon son opinion, comme les fonds du Trésor Public (Bayt al-Mal)... »)

Ces conditions doivent être réunies dans le consensus tacite pour qu'il serve de preuve. Quant au sujet du consensus des Compagnons sur l'usage du titre « Émir des Croyants », il ne relève pas du consensus tacite pour que la condition mentionnée précédemment soit exigée. Il s'agit plutôt d'un consensus verbal car les Compagnons, dans leur ensemble, ont utilisé ce titre dans leurs allocutions et ont ainsi nommé les Califes. Cela a donc valeur de consensus verbal et non de consensus tacite. Par conséquent, il n'est pas nécessaire que cette règle soit de celles que l'on réprouve habituellement pour que le consensus soit valide et considéré.

3- Concernant votre question sur le terme « Imam » :

a- L'Imam dans la langue a plusieurs sens, dont celui que l'on suit et dont on prend l'exemple. Il est dit dans Mukhtar as-Sihah : (« ... et l'Imam est celui que l'on suit et son pluriel est A’immah... ») et dans le livre Al-Ayn : (« ... et quiconque est suivi et placé à la tête des affaires est un Imam... »). Ainsi, l'Imam dans ce sens désigne de manière absolue toute personne que l'on suit.

b- La Législation (As-Shar') a utilisé le terme Imam comme un terme jurisprudentiel (« réalité légale » / haqiqa shar'iyya) signifiant le chef général des musulmans, comme l'indiquent les textes légaux, dont :

  • D'après Abdullah bin Amr bin al-As, il a entendu le Messager d'Allah ﷺ dire :

وَمَنْ بَايَعَ إِمَامًا فَأَعْطَاهُ صَفْقَةَ يَدِهِ، وَثَمَرَةَ قَلْبِهِ، فَلْيُطِعْهُ...

« Et quiconque prête allégeance à un Imam en lui donnant la poignée de sa main et le fruit de son cœur, qu'il lui obéisse... » (Rapporté par Muslim).

  • D'après Awf bin Malik, le Messager d'Allah ﷺ a dit :

خِيَارُ أَئِمَّتِكُمْ الَّذِينَ تُحِبُّونَهُمْ وَيُحِبُّونَكُمْ، وَيُصَلُّونَ عَلَيْكُمْ وَتُصَلُّونَ عَلَيْهِمْ...

« Les meilleurs de vos Imams sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, qui prient pour vous et pour qui vous priez... » (Rapporté par Muslim).

  • Al-Bukhari a rapporté d'après Ibn Shihab... que Salim lui a rapporté : Abdullah bin Umar a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire :

كُلُّكُمْ رَاعٍ، وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، الإِمَامُ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ...

« Chacun de vous est un berger, et chacun de vous est responsable de son troupeau. L'Imam est un berger et il est responsable de son troupeau... »

Dans ces hadiths, le titre du gouverneur qui applique les règles de la Législation en Islam est mentionné comme étant : l'Imam, tout comme le titre de Calife a été mentionné dans d'autres textes légaux. C'est-à-dire que les textes légaux ont montré que le terme « Imam » est identique au terme « Calife » et qu'il s'agit de termes jurisprudentiels (« réalité légale ») stipulés par la Législation, signifiant la présidence générale des musulmans. On l'appelle le Grand Imamat (Al-Imamat al-Uzma) et son titulaire est appelé l'Imam Suprême (Al-Imam al-A'zam)...

c- De même, le terme Imam a été utilisé dans la Législation pour désigner l'imam de la prière, ce qui est appelé le Petit Imamat (Al-Imamat as-Sughra). Des hadiths ont été rapportés à ce sujet, notamment :

  • Al-Bukhari a rapporté dans son Sahih d'après Aïcha, Mère des Croyants, qu'elle a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a prié dans sa maison alors qu'il était souffrant. Il a prié assis et des gens ont prié derrière lui debout. Il leur a fait signe de s'asseoir. Lorsqu'il a terminé, il a dit :

إِنَّمَا جُعِلَ الْإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ فَإِذَا رَكَعَ فَارْكَعُوا وَإِذَا رَفَعَ فَارْخَعُوا وَإِذَا صَلَّى جَالِساً فَصَلُّوا جُلُوساً

« L'Imam n'a été instauré que pour être suivi. S'il s'incline, inclinez-vous ; s'il se redresse, redressez-vous ; et s'il prie assis, priez assis. »

  • Al-Bukhari a rapporté dans son Sahih d'après Abu Hurayrah que le Prophète ﷺ a dit :

إِذَا أَمَّنَ الْإِمَامُ فَأَمِّنُوا فَإِنَّهُ مَنْ وَافَقَ تَأْمِينُهُ تَأْمِينَ الْمَلَائِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ

« Quand l'Imam dit "Amine", dites "Amine". Car celui dont le "Amine" coïncide avec celui des anges verra ses péchés passés pardonnés. »

Ainsi, le terme « Imam » établi par la Législation pour désigner l'imam de la prière est également une terminologie légale comme l'indiquent les hadiths susmentionnés.

d- Il n'y a pas de corrélation nécessaire en droit entre le terme Imam au sens de Calife et le terme Imam au sens d'imam de prière. Les hadiths mentionnant l'Imam au sens de Calife ne sont pas nécessairement liés au sujet de la prière, et les hadiths mentionnant l'Imam au sens d'imam de prière ne sont pas nécessairement liés au Calife et au gouvernement. Comme les hadiths cités plus haut, on n'en comprend pas une corrélation entre l'imamat du gouvernement et l'imamat de la prière...

e- Les textes contenant le terme Imam sont compris selon leur contexte et selon les indices (qara'in) :

  • Le terme Imam peut être utilisé dans les textes légaux avec son sens linguistique, comme dans la parole du Très-Haut :

وَالَّذِينَ يَقُولُونَ رَبَّنَا هَبْ لَنَا مِنْ أَزْوَاجِنَا وَذُرِّيَّاتِنَا قُرَّةَ أَعْيُنٍ وَاجْعَلْنَا لِلْمُتَّقِينَ إِمَاماً

« Et ceux qui disent : "Seigneur, accorde-nous, en nos épouses et nos descendants, la joie de nos yeux, et fais de nous un guide pour les pieux." » (Sourate Al-Furqan [25] : 74)

Il est mentionné dans le Tafsir d'Ibn Kathir pour ce verset : (Et Sa parole : {et fais de nous un guide pour les pieux} Ibn Abbas, al-Hasan, Qatadah, as-Suddi et ar-Rabi' bin Anas ont dit : des imams que l'on suit dans le bien. D'autres ont dit : des guides bien-guidés et des prêcheurs vers le bien). Il est clair d'après le contexte que ce qui est visé par le terme Imam ici est la personne que l'on suit dans la piété et non l'Imam au sens du gouvernement ou de l'imamat de la prière.

  • Le terme Imam peut être utilisé au sens de Calife comme dans le hadith rapporté par Muslim d'après Abu Hurayrah, d'après le Prophète ﷺ qui a dit :

إِنَّمَا الْإِمَامُ جُنَّةٌ يُقَاتَلُ مِنْ وَرَائِهِ وَيُتَّقَى بِهِ فَإِنْ أَمَرَ بِتَقْوَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَعَدَلَ كَانَ لَهُ بِذَلِكَ أَجْرٌ وَإِنْ يَأْمُرْ بِغَيْرِهِ كَانَ عَلَيْهِ مِنْهُ

« L'Imam n'est qu'un bouclier derrière lequel on combat et par lequel on se protège. S'il ordonne la piété envers Allah Azza wa Jalla et qu'il est juste, il en sera récompensé, et s'il ordonne autre chose, cela retombera sur lui. »

Il est clair d'après le hadith que le sens visé est le gouverneur, car c'est le gouverneur derrière lequel on combat et c'est lui qui est juste ou injuste, et non le sens linguistique absolu de celui qu'on suit, ni l'imamat de la prière.

  • Le terme Imam peut être utilisé au sens de l'imamat de la prière comme ce que Muslim a rapporté dans son Sahih d'après Abu Hurayrah que le Messager d'Allah ﷺ a dit :

إِذَا قَالَ الْإِمَامُ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ فَقُولُوا اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ فَإِنَّهُ مَنْ وَافَقَ قَوْلُهُ قَوْلَ الْمَلَائِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ

« Quand l'Imam dit "Allah entend celui qui Le loue", dites "Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange". Car celui dont la parole coïncide avec celle des anges verra ses péchés passés pardonnés. »

Il est clair qu'il s'agit ici de la prière et de l'imam de la prière.

4- Concernant votre question sur l'Émir temporaire :

Le sens exact de votre question : (« "L'Émir temporaire" pourquoi l'assistant d'exécution n'est-il pas chargé de la nomination d'un Calife ») n'est pas tout à fait clair...

Quant au sujet du choix du plus âgé des assistants pour être Émir temporaire, nous en avons expliqué la raison dans une réponse à une question datée du 02 Cha’ban 1435 AH correspondant au 31/05/2014, et je vous cite ce qui suit de notre réponse susmentionnée :

[... Quant au second point, à savoir comment désigner l'Émir temporaire si le Calife ne l'a pas désigné avant sa mort, et les priorités à cet égard, il s'agit d'une question administrative. Il est permis d'adopter un article détaillant cette question administrative. En conséquence, il a été mentionné dans l'article "33" : (...le plus âgé des assistants de délégation (mu'awinun) devient l'Émir temporaire, à moins qu'il ne souhaite se porter candidat au Califat, auquel cas ce sera le suivant par l'âge... et ainsi de suite. Si tous les assistants souhaitent se porter candidats, ce sera le plus âgé des assistants d'exécution (wuzara' at-tanfidh), puis celui qui le suit s'il souhaite se présenter... et ainsi de suite. Si tous les assistants d'exécution souhaitent se porter candidats au Califat, la fonction d'Émir temporaire est restreinte au plus jeune des assistants d'exécution).

Pour information, des considérations impératives ont été prises en compte dans cette adoption : les assistants de délégation sont les personnes qui connaissent le mieux le gouvernement et les plus informées du déroulement des affaires sous le Calife précédent. Ils sont suivis en connaissance et en expérience par les assistants d'exécution en raison de leur proximité avec le Calife et ses actions. Ces personnes sont donc les plus aptes à assumer l'émirat temporaire. Comme les assistants sont égaux sans supériorité entre eux dans la fonction d'assistant, et de même pour les ministres d'exécution, l'âge a été un facteur de distinction approprié comme dans l'imamat de la prière : si les prieurs sont égaux dans les conditions de l'imamat, on avance le plus âgé. Muslim a rapporté dans son Sahih d'après Shu'bah, d'après Isma'il bin Raja', il a dit : j'ai entendu Aws bin Dam'aj dire : j'ai entendu Abu Mas'ud dire : le Messager d'Allah ﷺ nous a dit :

يَؤُمُّ الْقَوْمَ أَقْرَؤُهُمْ لِكِتَابِ اللهِ، وَأَقْدَمُهُمْ قِرَاءَةً، فَإِنْ كَانَتْ قِرَاءَتُهُمْ سَوَاءً، فَلْيُؤُمَّهُمْ أَقْدَمُهُمْ هِجْرَةً، فَإِنْ كَانُوا فِي الْهِجْرَةِ سَوَاءً، فَلْيُؤُمَّهُمْ أَكْبَرُهُمْ سِنّاً، وَلَا تَؤُمَّنَّ الرَّجُلَ فِي أَهْلِهِ، وَلَا فِي سُلْطَانِهِ، وَلَا تَجْلِسْ عَلَى تَكْرِمَتِهِ فِي بَيْتِهِ إِلَّا أَنْ يَأْذَنَ لَكَ، أَوْ بِإِذْنِهِ

« Celui qui doit diriger les gens dans la prière est celui qui connaît le mieux le Livre d'Allah. S'ils sont égaux dans la lecture, alors celui qui a émigré le premier. S'ils sont égaux dans l'émigration, alors le plus âgé d'entre eux. Et que l'homme ne dirige pas un autre homme là où celui-ci a autorité, et qu'il ne s'assoie pas sur son tapis d'honneur dans sa maison sans sa permission. »

En conséquence, la mesure administrative adoptée dans cette question est de présenter le plus âgé des assistants, puis le suivant, puis le plus âgé des assistants d'exécution, puis le suivant, et ainsi de suite.] Fin de citation de la réponse précédente.

5- Concernant votre question sur la défaillance d'une des conditions de conclusion du Califat après que l'allégeance au Calife a été accomplie, comme la défaillance de la condition de justice ('adalah), la réponse globale est que la défaillance d'une condition de conclusion ne signifie pas nécessairement la nullité immédiate du contrat de Califat. Par exemple, la défaillance de la condition de justice rend le Calife passible de destitution, mais il n'est pas destitué directement. Il faut une décision du Tribunal des Injustices (Mahkamat al-Mazalim) à ce sujet ; son califat reste donc en place jusqu'à ce que le Tribunal des Injustices tranche son cas... Nous avons détaillé ce sujet dans plusieurs endroits de nos livres, et nous l'avons expliqué dans l'introduction de la Constitution Tome 1 dans les articles (40+41) avec leur explication. Vous pouvez vous référer au livre L'Introduction pour connaître les détails de cela.

En conclusion, je vous remercie pour vos invocations en notre faveur, et je prie pour votre bien. Je réitère ce que j'ai mentionné au début de la réponse quant à ma joie de vous voir m'écrire dans la langue du Coran, la langue arabe.

Votre frère, Ata Bin Khalil Abu al-Rashtah

26 Dhu al-Hijjah 1441 AH Correspondant au 16/08/2020

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