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Questions & Réponses

Réponse à une question : L'Accord nucléaire iranien

December 01, 2013
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Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux

Question :

Les positions internationales et régionales ainsi que les déclarations politiques se succèdent concernant l'accord nucléaire avec l'Iran depuis sa signature entre l'Iran et le groupe « 5+1 » le 24/11/2013. Ces positions et déclarations reflètent une confusion et une contradiction dans les visions... L'Iran considère ce qui s'est passé comme une victoire et affirme avoir obtenu la reconnaissance internationale de son droit à l'enrichissement de l'uranium. De son côté, l'Amérique nie que l'accord stipule la reconnaissance du droit de l'Iran à l'enrichissement, affirmant que l'accord rend l'entité sioniste plus sûre et qu'il finira par empêcher l'Iran de devenir un État nucléaire. Quant à l'entité sioniste, elle considère l'accord comme mauvais et comme une erreur historique... Cela a créé chez moi, et peut-être chez d'autres, une confusion quant à la réalité de cet accord. La question est donc : quelle est la réalité de cet accord et des positions qui l'accompagnent ? L'accord a-t-il un lien avec le rôle de l'Iran dans la région, comme les événements actuels en Syrie par exemple ? Enfin, quelle est la raison de cet effort frénétique déployé par Obama pour faire adopter et défendre l'accord, au point que j'ai entendu un politicien dire : « C'est comme si Obama était plus intéressé par l'accord que l'Iran lui-même » ? Que Dieu vous récompense par le bien.

Réponse :

Examinons tout d'abord la réalité de ce qui a été conclu dans l'accord selon ce qui a été publié par les différents médias :

1- Les engagements de l'Iran dans l'accord :

a- L'Iran s'est engagé à arrêter l'enrichissement de l'uranium au-delà de 5 %, à démanteler les connexions techniques nécessaires pour l'enrichissement dépassant ce taux, et à réduire la totalité de son stock d'uranium enrichi à 20 % pour le ramener à moins de 5 %, ou à le transformer sous une forme ne permettant aucun autre processus d'enrichissement... Il s'est engagé à stopper toute progression concernant l'augmentation de son stock d'uranium à 3,5 %, de sorte que la quantité à la fin de la période de six mois mentionnée dans l'accord ne dépasse pas celle du début, et à transformer toute quantité supplémentaire enrichie à 3,5 % en oxyde.

b- L'Iran s'est engagé à arrêter tout progrès dans ses capacités d'enrichissement en n'installant aucune centrifugeuse supplémentaire de quelque type que ce soit, en n'installant ni n'utilisant aucune centrifugeuse de nouvelle génération pour l'enrichissement de l'uranium, et en désactivant environ la moitié des centrifugeuses installées à Natanz et les trois quarts de celles de Fordo afin qu'elles ne puissent pas être utilisées pour l'enrichissement de l'uranium. De même, l'Iran s'est engagé à limiter la production de centrifugeuses aux appareils nécessaires pour remplacer ceux qui sont endommagés, empêchant ainsi l'Iran de stocker des quantités supplémentaires de centrifugeuses pendant ces six mois.

c- L'Iran s'est engagé à ne pas mettre en service le réacteur d'Arak et à arrêter la progression de la filière d'extraction du plutonium, à n'y installer aucun composant supplémentaire, et à n'y transférer aucun combustible ni eau lourde. L'accord stipule également l'interdiction de séparer le plutonium du combustible usé, et la fourniture d'informations de conception demandées depuis longtemps sur le réacteur d'Arak, ce qui permet d'obtenir des informations détaillées et sensibles sur le réacteur qui n'étaient pas disponibles auparavant.

d- Offrir davantage d'opportunités aux inspecteurs pour accéder au réacteur d'Arak et fournir certaines données clés et informations qui étaient requises en vertu du protocole additionnel à l'accord de garanties de l'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'Iran s'est également engagé à permettre quotidiennement aux inspecteurs de l'agence d'accéder aux réacteurs de Natanz et de Fordo, et les inspecteurs seront autorisés à visionner les enregistrements des caméras pour assurer une surveillance globale de tout ce qui concerne l'enrichissement sur ces deux sites... L'Iran s'est aussi engagé à permettre à l'agence internationale d'accéder aux installations d'assemblage des centrifugeuses, aux installations de production et de stockage des composants des centrifugeuses, ainsi qu'aux mines d'uranium et aux usines de traitement.

e- L'Iran s'est engagé à former une commission avec les pays du 5+1 et l'AIEA pour surveiller la mise en œuvre et traiter tout problème qui pourrait survenir. La commission mixte travaillera également à faciliter le règlement des préoccupations passées et présentes concernant le programme nucléaire de l'Iran, y compris la dimension militaire potentielle du programme iranien et les activités d'Iran Parchin.

2- Les gains de l'Iran en vertu de l'accord :

a- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a annoncé que son pays suspendrait l'enrichissement de l'uranium au niveau de 20 % pendant six mois, tout en poursuivant d'autres parties du programme d'enrichissement. Le ministre a souligné que les grandes puissances se sont engagées à ne pas imposer de sanctions supplémentaires pendant les six mois, avec la suspension de certaines mesures punitives existantes dans le domaine de l'embargo pétrolier, ainsi que des sanctions contre les industries pétrochimiques iraniennes, la production automobile, les assurances et le commerce des métaux précieux.

b- Dans un document distribué par la Maison Blanche concernant l'accord intérimaire, les sanctions contre l'Iran seront allégées en échange de la suspension de certains aspects de son programme nucléaire, selon l'agence Reuters le 24/11/2013. Le document indiquait la possibilité pour l'Iran d'obtenir des revenus s'élevant à 1,5 milliard de dollars provenant du commerce de l'or et des métaux précieux, ainsi que la suspension de certaines sanctions sur le secteur automobile iranien et les exportations pétrochimiques de l'Iran. De plus, les achats de pétrole iranien seront maintenus à leurs niveaux actuels considérablement réduits, et le transfert de 4,2 milliards de dollars de ces ventes sera autorisé par tranches si l'Iran respecte ses engagements. La Maison Blanche a confirmé que l'accord allège les sanctions contre l'Iran à hauteur de « 7 » milliards de dollars sous forme d'échanges commerciaux.

c- Plusieurs membres des délégations participant aux pourparlers de Genève ont déclaré que l'accord prévoit la réduction du programme nucléaire iranien en échange d'un allègement limité des sanctions contre Téhéran d'une valeur de sept milliards de dollars sous forme d'échanges commerciaux.

3- L'Iran a considéré cela comme un succès, son Guide suprême Ali Khamenei a fait l'éloge de l'accord en disant : « Il faut remercier l'équipe des négociateurs nucléaires pour cet exploit, et ce succès revient également à la protection divine, aux prières et au soutien du peuple » (Agence Fars iranienne, 25/11/2013). Rouhani a déclaré dans une interview à la télévision iranienne diffusée hier soir (26/11/2013) que le droit à l'enrichissement, qui fait partie des droits nucléaires de l'Iran, se poursuivra. Il a ajouté : « L'enrichissement continue aujourd'hui, continuera demain, et ne s'arrêtera jamais, c'est une ligne rouge ». Dans la même interview, le président iranien a exprimé son optimisme quant à la conclusion d'un accord complet sur le programme nucléaire de son pays. Il a déclaré à cet égard que le chemin est long, mais qu'il sera possible de le parcourir avec le concours et le soutien du peuple. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait déclaré avant-hier soir (25/11/2013) dans une interview télévisée que son pays continuerait à enrichir l'uranium, ajoutant que Téhéran en discuterait avec les Américains.

4- Est-ce vraiment un succès ? Quiconque examine attentivement les clauses de cet accord voit que l'Iran a fait des concessions majeures dans son programme nucléaire et a accepté ce que l'Occident voulait pour arrêter l'enrichissement, ramener l'uranium enrichi à 20 % à moins de 5 %, ou le transformer sous une forme qui ne le laisse pas en l'état. Il s'est engagé à ne pas enrichir au-delà de 5 %, à ne pas poursuivre ses activités dans les réacteurs produisant de l'eau lourde, et à ne pas produire de plutonium, nécessaire à la fabrication d'armes nucléaires. Il s'est engagé à ne pas installer de nouvelles centrifugeuses, à ouvrir les portes aux inspecteurs quotidiennement et à filmer tous les travaux effectués afin que les installations nucléaires restent sous surveillance internationale... Comment cela peut-il être considéré comme un succès ? Le fait que les responsables iraniens qualifient cet accord de succès et de grande victoire n'est qu'une couverture pour masquer la réalité de leur concession et de leur lien avec l'Amérique, afin de faire taire toute voix protestataire au sein de leur peuple et de préparer le terrain pour l'établissement de relations publiques avec l'Amérique.

Ces concessions de l'Iran contredisent ses prétentions de souveraineté indépendante et de respect de son indépendance. Sinon, comment peut-il permettre cela et se placer sous surveillance permanente et inspection quotidienne, comme cela s'est produit dans l'Irak de Saddam avant l'occupation américaine, lorsque ses installations ont été placées sous surveillance et inspection quotidienne à la recherche d'armes de destruction massive ? L'Iran empêche ainsi le développement de sa puissance nucléaire, d'autant plus qu'il voit l'entité sioniste développer continuellement sa force, qu'elle soit conventionnelle ou non... Tout homme doué de clairvoyance comprend que ce n'est pas un succès. Qu'un État revienne à un enrichissement de 3,5 % - 5 % après avoir atteint 20 %, et prenne des mesures spécifiques pour neutraliser l'efficacité de l'uranium précédemment enrichi à 20 %, n'est en aucun cas un succès. C'est plutôt une affaire orchestrée par l'Amérique dans les coulisses de la politique avec l'Iran pour faire passer la relation américano-iranienne du secret au public, afin que l'Iran joue le rôle qui lui a été assigné dans la région sans les contraintes des sanctions... Beaucoup de gens réalisent désormais que l'Iran est l'allié de l'Amérique, cela s'est confirmé pour eux particulièrement après les événements en Syrie. C'était d'ailleurs le cas depuis la proclamation de la République, mais la coopération entre eux se déroulait secrètement sur tous les dossiers, notamment sur l'Irak et l'Afghanistan, comme l'ont admis d'anciens responsables iraniens.

L'actuel ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif, était le représentant diplomatique de la République iranienne en Amérique en 2001 et avait demandé à son gouvernement de l'époque de collaborer avec l'Amérique dans son invasion de l'Afghanistan ; certains Iraniens l'avaient alors accusé d'être un agent américain. Aujourd'hui, l'Iran veut adopter une approche publique dans ses relations avec l'Amérique pour participer ouvertement à l'exécution des projets américains et avoir un rôle régional que l'Amérique lui confie. L'Amérique lui a confié un rôle en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad jusqu'à ce qu'elle trouve une alternative préservant la structure du régime syrien affilié à l'Amérique.

5- L'Amérique était derrière cet accord qui a été conclu, et elle se réunissait secrètement avec les autorités iraniennes des mois avant l'annonce de l'accord le 24/11/2013. L'Amérique savait que l'Europe voulait interférer avec l'accord américano-iranien, c'est pourquoi elle a mûri l'accord avant d'en informer les Européens. Le journal français Le Monde a rapporté le 24/11/2013 une information selon laquelle de hauts responsables américains et iraniens ont mené pendant plusieurs mois des entretiens bilatéraux secrets qui ont joué un rôle important dans l'accord préliminaire sur le programme nucléaire iranien conclu dans la nuit du samedi au dimanche 24/11/2013, selon ce qu'a rapporté aujourd'hui l'agence Associated Press, citant des responsables américains. L'agence Associated Press a indiqué que les États-Unis ont informé leurs alliés, les autres membres du groupe 5+1 et (Israël), de leurs réunions secrètes huit mois après leur début, soit à la fin du mois de septembre 2013, après l'appel entre Obama et Rouhani... Le journal français a précisé que les réunions se tenaient à Oman... Trois responsables de l'administration américaine ont confirmé à l'agence Associated Press que ces négociations secrètes sont celles qui ont jeté les bases de l'accord conclu samedi soir sur le programme nucléaire iranien à Genève.

6- C'est pourquoi Obama était si soucieux de conclure cet accord, au point qu'il faisait barrage à toute opposition au Congrès et rassurait l'entité sioniste sur le fait que cet accord préservait sa sécurité. Il était pressé de le conclure, et tout cela est clair dans ses déclarations :

Le président américain Obama s'est levé pour justifier la politique de rapprochement public avec l'Iran en disant : « Nous ne pouvons pas fermer la porte à la diplomatie et nous ne pouvons pas exclure des solutions pacifiques aux problèmes du monde ». Il a ajouté : « Si l'Iran saisit cette opportunité et décide de rejoindre la communauté internationale, nous pourrons commencer à mettre fin à la méfiance qui existe depuis de longues années entre nos deux pays » (Al Jazeera, 26/11/2013)... Le président américain Obama a déclaré en parlant de l'accord : « Ce que nous avons fait avec l'Iran constitue un progrès tangible, le plus important depuis que j'ai pris mes fonctions... et l'annonce d'aujourd'hui n'est qu'une première étape qui réalise beaucoup ».

(World News (NBC News) en ligne, 23/11/2013)... Obama a déclaré lors de sa participation à un événement à San Francisco le 25/11/2013 que « les grands défis demeurent, mais nous ne pouvons pas nous opposer à l'option diplomatique, et nous ne pouvons pas exclure les solutions diplomatiques aux problèmes auxquels le monde est confronté ». Il a ajouté : « Nous ne pouvons pas fermer la porte à la diplomatie, et nous ne pouvons pas exclure de solutions pacifiques aux problèmes du monde », soulignant que « dans les mois à venir, nous poursuivrons nos efforts diplomatiques dans le but de parvenir à une solution qui traite définitivement la menace du programme nucléaire iranien »... Obama a déclaré le 24/11/2013 que l'accord représente une étape importante vers un règlement global de la question de ce programme, affirmant qu'il fermera la route à Téhéran pour la fabrication d'une bombe nucléaire. Obama a averti que son pays cesserait d'alléger les sanctions sur l'Iran s'il ne respectait pas les termes de l'accord dans les six mois.

De même, Kerry a déclaré que l'accord rendrait difficile pour l'Iran de se précipiter vers la fabrication d'une arme nucléaire. S'exprimant sur l'une des questions les plus controversées de la crise nucléaire qui dure depuis dix ans, il a affirmé que l'accord ne garantit aucune reconnaissance du « droit » de l'Iran à l'enrichissement de l'uranium. Il a ajouté pour rassurer l'entité sioniste : « Cet accord rendra le monde plus sûr, ainsi qu'Israël et nos partenaires dans la région plus sûrs » (AFP, 24/11/2013).

En réaction, la Maison Blanche a agi rapidement pour contrer l'influence des membres du Congrès fidèles au lobby juif. La Maison Blanche a demandé le soutien de poids lourds, « Scowcroft et Brzezinski », pour faire pression sur le Congrès afin d'arrêter de telles mesures. Ils ont demandé — dans une lettre — au leader de la majorité au Sénat (Harry Reid) de soutenir la négociation avec l'Iran, car cela relève de l'intérêt national américain. La lettre stipulait : « ... La négociation soutient la sécurité nationale des États-Unis, d'Israël et des autres partenaires dans la région ». La lettre mettait également en garde contre l'imposition de nouvelles sanctions à l'Iran : « Imposer davantage de sanctions maintenant, dans le cadre de ces négociations sans précédent, reviendrait à confirmer aux Iraniens que les États-Unis ne sont pas prêts à conclure un quelconque accord avec le gouvernement actuel en Iran ». La lettre ajoutait : « Nous appelons tous les Américains et le Congrès américain à se tenir fermement aux côtés du président dans les négociations difficiles avec l'Iran » (Scowcroft, Brzezinski... Fondation de la culture stratégique en ligne, 20/11/2013). Il est clair à travers tout cela que l'Amérique a agi comme s'il s'agissait d'une cause vitale pour elle !

7- Les tentatives de l'Europe de perturber l'accord, puis son approbation : L'Amérique savait que l'Europe ne voulait pas de l'accord américano-iranien, car l'Europe sait que l'Iran est l'allié de l'Amérique. Alléger les sanctions signifie que l'Amérique lui dessine un rôle qu'elle accomplira pour servir les intérêts de l'Amérique dans la région, ce qui nécessite la levée des restrictions pour faciliter son mouvement. C'est pourquoi la France a tenté publiquement de compliquer l'accord lors du premier round tenu le 15/10/2013, et la Grande-Bretagne a essayé en coulisses comme à son habitude, mais l'Amérique était déterminée à le conclure, et l'Europe a donc été contrainte d'accepter.

Ainsi, les Européens n'ont pas pu entraver l'accord après avoir compris que l'Amérique en avait posé les fondements, érigé les piliers et préparé les briques... Ils ont donc accepté, et il semble qu'ils aient voulu l'exploiter sur le plan international, d'autant plus que l'accord limite effectivement l'activité nucléaire de l'Iran vers la production d'armes nucléaires puisqu'il lui interdit d'augmenter l'enrichissement au-delà de 3,5 % - 5 %, et que ce qu'il a déjà enrichi à 20 % sera neutralisé. Les réacteurs nucléaires resteront sous surveillance et inspection quotidienne. En conséquence, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a salué l'accord sur sa page Twitter le 24/11/2013, déclarant : « L'accord était important et représente une première étape importante et encourageante avec l'Iran, il gèlera le travail sur son programme nucléaire pendant six mois et ramènera certaines de ses parties à leurs étapes précédentes ». Le président français François Hollande a qualifié l'accord d' « étape importante dans la bonne direction vers la normalisation des relations de l'Occident avec l'Iran, et qu'il respecte les exigences posées par la France dans le domaine du stock d'uranium, de son enrichissement, de la suspension de la mise en service de nouvelles installations et du contrôle international » (AFP, 24/11/2013).

8- Reste la position de l'entité sioniste... : La position de l'entité sioniste considérant l'accord comme mauvais n'est ni nouvelle ni étrange. Cet État usurpateur de la Palestine a tracé pour lui-même une politique depuis sa création, consistant à s'opposer à l'émergence de toute force matérielle influente dans la région, non seulement nucléaire, mais même conventionnelle avancée, et ce, pas seulement dans un grand État comme l'Iran, mais même dans un petit État. Elle s'oppose à l'armement de la Jordanie alors qu'elle considère la Jordanie comme un partenaire stratégique ! Le journal libanais Al-Akhbar a publié, citant WikiLeaks, un document du 13/03/2006 dans lequel l'ambassadeur Richard Jones parle des exigences de l'État hébreu auprès de l'Amérique en février 2006 concernant la limitation des armements des pays de la région, où il est dit concernant la Jordanie : « ... l'État hébreu voit la Jordanie comme un "partenaire stratégique"...

Pourtant, compte tenu de la proximité géographique et des changements stratégiques potentiels, Israël ne peut tolérer une réduction de l'écart qualitatif entre l'armée de défense israélienne et l'armée jordanienne. De même, Israël ne peut prendre le risque d'équiper la Jordanie de missiles SAM ou de tout autre système couvrant entièrement son espace aérien... » Fin de citation. Telle est la politique de l'entité sioniste pour les pays de la région, petits et grands. Plus encore, elle exige dans ses pourparlers avec l'Autorité palestinienne sur un éventuel petit État, s'il voit le jour, que cet État soit démilitarisé... C'est pourquoi l'entité sioniste ne se contente pas que l'Iran soit un État nucléaire civil, ou qu'il n'atteigne pas le nucléaire militaire, elle veut le démantèlement de la capacité nucléaire quelle qu'elle soit, civile ou non, en Iran et dans chaque pays de la région. Elle a un précédent en la matière : elle a attaqué les installations nucléaires de l'Irak à l'époque de Saddam avec le feu vert de l'Amérique, et elle s'est préparée plus d'une fois à attaquer les installations nucléaires en Iran, mais l'Amérique l'en empêchait... Nous avons vu l'entité sioniste danser de joie quand le tyran de Damas a accepté de détruire les armes chimiques...

L'entité sioniste sait qu'elle n'a pas de force intrinsèque, mais plutôt :

ضُرِبَتْ عَلَيْهِمُ الذِّلَّةُ أَيْنَ مَا ثُقِفُوا إِلَّا بِحَبْلٍ مِنَ اللَّهِ وَحَبْلٍ مِنَ النَّاسِ

« ...sauf s'ils se rattachent à une corde d'Allah et à une corde des hommes... » (Sourate Al-Imran [3]: 112)

Quant à la corde d'Allah, ils l'ont coupée depuis des siècles... et la corde des hommes lui est tendue depuis que la Grande-Bretagne l'a créée, que la France l'a nourrie et que l'Amérique l'a adoptée. Ainsi, elle se colle à l'Amérique dans sa politique. Par conséquent, il est attendu qu'elle déploie tous ses efforts via le lobby juif en Amérique pour influencer les six prochains mois afin que la solution finale avec l'Iran comprenne plus de restrictions que celles prévues dans la solution intérimaire actuelle... Mais dans tous les cas, l'Amérique place son intérêt au-dessus de celui de l'entité sioniste ; c'est même l'Amérique qui décide de la sécurité de l'entité sioniste, et non l'entité qui impose sa sécurité à l'Amérique, d'autant plus qu'Obama est dans son dernier mandat électoral, l'influence du lobby juif sur lui diminuant relativement.

Néanmoins, l'entité sioniste voit sa survie dans l'aide que lui apporte l'Amérique ; l'Amérique interdit aux pays de la région l'arme nucléaire, mais autorise l'entité sioniste l'industrie nucléaire militaire. L'accord a inclus certains points rassurants pour l'entité sioniste. Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Yuval Steinitz, a déclaré dans une interview à la deuxième chaîne de radio hébraïque le matin même : « Les grandes puissances ont insisté dans les dernières heures précédant l'annonce de l'accord pour introduire des modifications au projet d'accord, conformément au souhait d'Israël ». L'entité sioniste tentera avec l'Amérique d'ajouter d'autres conditions et restrictions dans la solution finale. Le ministre israélien des Finances, Yair Lapid, a déclaré dans une interview à la radio de l'armée israélienne dimanche matin 24/11/2013 : « Israël doit se coordonner avec les États-Unis et les autres puissances mondiales afin de parvenir à un meilleur accord final après six mois ». Il a ajouté que « bien que l'accord soit mauvais, nous devons travailler avec les Américains et d'autres pour que l'accord final garantisse un démantèlement complet du projet nucléaire iranien ». Il est clair de tout cela que l'entité sioniste, avec le soutien de l'Amérique, veut monopoliser l'arme nucléaire dans la région et empêcher tout autre État de posséder une force avancée, voire empêcher ces États de posséder toute capacité scientifique théorique de production d'énergie nucléaire... Ce qui est douloureux, c'est la fragilité, voire la trahison, des États en place dans les pays musulmans qui craignent la recherche scientifique dans la production d'énergie nucléaire pacifique, sans parler des armes nucléaires, alors que l'entité sioniste produit des armes nucléaires ouvertement et non secrètement, et s'oppose même à quiconque tente de le faire parmi les pays de la région.

Par conséquent, la déclaration du Premier ministre de l'entité sioniste Netanyahou selon laquelle « l'accord est une erreur historique et un mauvais accord qui offre à l'Iran ce qu'il voulait : la levée d'une partie des sanctions et le maintien d'une partie essentielle de son programme nucléaire » (AFP, 24/11/2013), cette déclaration peut être comprise dans le contexte de ce que nous avons dit précédemment sur le désir de l'entité sioniste qu'il n'y ait pas dans la région de force d'importance autre qu'elle et qu'elle veut le démantèlement complet de l'énergie nucléaire iranienne.

9- Quant à savoir pourquoi l'Amérique a déployé tant d'efforts pour conclure cet accord, alors que le dossier nucléaire iranien traîne depuis des années, pourquoi maintenant Obama fait-il un effort frénétique pour conclure l'accord nucléaire iranien au point de déclarer : « Ce que nous avons fait avec l'Iran constitue un progrès tangible, le plus important depuis que j'ai pris mes fonctions... », la réponse est que des circonstances nouvelles sont apparues dans la région au cours de ces trois années. Ce qui est nouveau, c'est l'atmosphère générale qui se répand en Syrie au nom du Califat (Al-Khilafah). C'est un événement nouveau que n'ont pas connu les révolutions du Printemps arabe qui, bien que nées d'un mouvement propre, portaient des slogans proches de la laïcité ou d'un mélange de celle-ci avec ce qu'on appelle l'islam modéré américain ! Ce qui a permis à l'Amérique et à l'Occident d'infiltrer ces révolutions et de les manipuler... Cependant, les mouvements en cours en Syrie sont dominés par des sentiments islamiques en harmonie pour beaucoup avec les idées et concepts islamiques corrects qui proclament : « La Oumma veut à nouveau le Califat »... Cette atmosphère islamique montante en Syrie a accentué l'impasse de l'Occident en général et de l'Amérique en particulier, car ils réalisent la grandeur du Califat et sa force, et que les autres puissances, en présence du Califat, ne pèseraient rien, si elles ne disparaissaient pas totalement... De plus, un autre facteur aggrave l'impasse : l'Amérique est enlisée dans ses crises, ce qui affaiblit l'efficacité de son influence directe pour éradiquer cette atmosphère islamique croissante en Syrie. C'est pourquoi l'Amérique cherche des alliés traîtres dans la région qui constitueraient sa première ligne pour contrer cette immense atmosphère islamique.

Quant à la crise interne de l'Amérique, outre la crise économique dont elle souffre toujours, les démocrates et les républicains sont en désaccord sur toutes les questions majeures. La politique partisane locale a remplacé l'intérêt national américain et est devenue plus importante que la gestion des affaires des gens. De nombreux observateurs ont remarqué que les différends entre les deux principaux partis sur le relèvement du plafond de la dette et le projet de santé d'Obama prouvent la détérioration du système politique américain. Frank Vogel a écrit dans le Huffington Post : « Le système politique américain est effondré, le Congrès perd la confiance des masses, le pourcentage de ceux qui lui font confiance étant tombé à 10 %, selon le dernier sondage du centre Gallup. Selon un sondage d'opinion commerciale, 85 % des hauts dirigeants d'entreprises américaines pensent que les problèmes majeurs dont souffre l'Amérique sont causés par le système de financement des campagnes électorales, et 42 % pensent que le système est totalement en échec ». (Huffington Post, 26/07/2013).

À l'extérieur, la situation politique américaine est pire et plus dangereuse qu'à l'intérieur, bien que l'hégémonie américaine prime sur toutes les régions du monde. Emmanuel Wallerstein a déclaré, commentant le déclin de l'influence américaine dans le monde entier : « Une grande partie des gens, sinon tous, ressentent le déclin relatif de la puissance, de la position et de l'influence des États-Unis, et les gens à l'intérieur des États-Unis acceptent ce sentiment à contrecœur ». (« Conséquences du déclin des États-Unis », Al Jazeera, 02/11/2013).

Brzezinski avait déclaré dans un discours au Conseil des relations étrangères à Montréal en 2010 : « Les grandes puissances mondiales, anciennes et nouvelles, font face à une nouvelle réalité : malgré l'accroissement de leur propre puissance militaire plus que jamais, leur capacité à imposer leur contrôle sur le monde est à son niveau historique le plus bas... », sans oublier les souffrances de l'Amérique en Afghanistan et dans d'autres régions du monde...

En raison de ces crises qui enserrent le cou de l'Amérique et entravent l'efficacité de son influence directe... et parce que ses agents, qu'ils soient ceux qu'elle a fabriqués à l'extérieur ou Bachar et ses acolytes à l'intérieur... parce que tous ceux-là n'ont pu, tout au long de ces trois années, asseoir une décision efficace en Syrie, et que les cris du Califat frappent leurs oreilles, leurs yeux et leurs cœurs... Pour toutes ces raisons, l'Amérique a voulu que les États de la région autour de la Syrie soient une première ligne pour elle afin de s'opposer à l'émergence de tout nouveau gouvernement adoptant le Califat comme système d'État, de vie et de société. Dès lors, le regard de l'Amérique s'est porté sur deux États qu'elle charge de la mission et qui sont parmi ses partisans : la Turquie et l'Iran. Quant à la Turquie, il n'y a pas de restrictions sur ses mouvements, mais pour l'Iran, les sanctions et leurs corollaires constituaient une entrave, limitant son activité influente au niveau international et régional, le plaçant dans un quasi-isolement. Comme l'Iran est plus actif contre le Califat que la Turquie — car le Califat dans la culture des dirigeants iraniens est une chose rejetée, ce qui les rend actifs dans sa lutte, tandis que dans l'héritage des Turcs, il y a de longs siècles de Califat, ce qui oblige le régime en Turquie à biaiser dans sa lutte contre le Califat — le nouveau plan exigeait donc d'activer le rôle de ces deux États de la manière mentionnée. Dès lors, l'Amérique a fait de cette affaire sa propre cause, exigeant la levée des restrictions sur l'Iran pour faciliter ses mouvements. C'est ainsi qu'Obama a déployé cet effort frénétique pour lever les sanctions précisément dans ce but, c'est-à-dire pour contrer les mouvements islamiques en Syrie visant à instaurer le Califat, et non pour lever les restrictions sur une activité iranienne d'armes nucléaires. Au contraire, l'activité nucléaire pacifique a été soumise à des restrictions qui ramènent l'Iran d'un taux d'enrichissement de 20 % qu'il avait atteint à environ 3,5 %, en plus des inspections et des conditions... Par conséquent, l'allègement n'était destiné qu'à faciliter son mouvement et à l'encourager à s'activer face au travail pour le Califat en Syrie, et non à s'activer dans le domaine nucléaire !

Ainsi, Obama a considéré cet accord nucléaire comme l'une de ses plus grandes réalisations durant son mandat. Pouvoir mobiliser la Turquie et l'Iran pour contrer le travail pour le Califat en Syrie, que ce soit par des actes matériels criminels à l'intérieur de la Syrie ou par des actes politiques de trahison à Genève et ailleurs... afin de parvenir à installer un agent succédant à un agent précédent et faire échouer le travail pour le Califat... si Obama réussit cela, ce serait l'un de ses actes les plus puissants durant son mandat. Il n'est donc pas étonnant qu'il dise dans sa déclaration : « Ce que nous avons fait avec l'Iran constitue un progrès tangible, le plus important depuis que j'ai pris mes fonctions... », s'il y parvient... Peut-être pense-t-il pouvoir le faire au vu de la façon dont les deux États suivent ce qu'Obama a tracé, se hâtant de se rencontrer et de se rendre visite mutuellement, suivant les traces de leur chef Obama qui se hâtait également de conclure cet accord !

Il ne s'est écoulé que trois jours après l'accord du 24/11/2013 que la tension précédente entre la Turquie et l'Iran s'est dissipée, et le ministre turc des Affaires étrangères s'est rendu à Téhéran. Les discussions étaient axées sur la coopération entre eux concernant l'affaire de la Syrie et la conférence de Genève, et ce qui est caché est encore plus grand... Si seulement ils coopéraient dans la bienfaisance et la piété (Birr et Taqwa), nous aurions alors invoqué le bien pour eux. Mais coopérer pour s'opposer à l'instauration du Califat en Syrie et œuvrer pour le rétablissement d'un régime laïc injuste et oppresseur après tout ce sang pur versé et ces immenses sacrifices consentis, cela leur vaudra l'opprobre dans ce monde et le feu ardent dans l'au-delà. Allah le Très-Haut a ordonné la coopération dans le bien et la piété, et non dans le péché et la transgression :

وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ وَالتَّقْوَى وَلَا تَعَاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ

« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est certes dur en punition ! » (Sourate Al-Ma'idah [5]: 2)

Si seulement ils comprenaient cela pour être sauvés, car le sage est celui qui tire leçon pour son salut.

10- En conclusion, voici un rappel pour celui qui a un cœur ou qui prête l'oreille tout en étant témoin :

a- Nous rappelons aux dirigeants de la Turquie et de l'Iran que leur allégeance à l'Amérique et leur opposition à ceux qui œuvrent pour instaurer le Califat en Syrie leur vaudront l'opprobre dans ce monde et le châtiment dans l'au-delà. Quels que soient leurs efforts pour satisfaire l'Occident en général et l'Amérique en particulier, ceux-ci ne seront jamais satisfaits d'eux :

وَلَنْ تَرْضَى عَنْكَ الْيَهُودُ وَلَا النَّصَارَى حَتَّى تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ قُلْ إِنَّ هُدَى اللَّهِ هُوَ الْهُدَى وَلَئِنِ اتَّبَعْتَ أَهْوَاءَهُمْ بَعْدَ الَّذِي جَاءَكَ مِنَ الْعِلْمِ مَا لَكَ مِنَ اللَّهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَا نَصِيرٍ

« Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : "Certes, la direction d'Allah est la vraie direction". Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur. » (Sourate Al-Baqarah [2]: 120)

Et le Prophète (saw) dit dans ce qu'a rapporté Ibn Al-Ja'd dans son Musnad d'après Aïcha (ra) : « Quiconque cherche l'agrément des gens au prix du courroux d'Allah, Allah le confiera aux gens, et quiconque cherche l'agrément d'Allah au prix du courroux des gens, Allah le suffira contre les gens »... Et vous voyez sans doute le sort de ceux qui ont satisfait les gens en s'attirant le courroux d'Allah... Le sage est celui qui tire leçon des autres.

b- Nous rappelons aux dirigeants de la Turquie le Califat, obligation de leur Seigneur, et les époques lumineuses du Califat qui ont couvert toutes les régions de la Turquie pendant plusieurs siècles, et qu'ils étaient ses soldats, les soldats d'Al-Fatih, de Selim, d'Al-Qanouni et d'Abdul Hamid... Il sied aux dirigeants de la Turquie aujourd'hui que ces époques lumineuses les incitent à ne pas abandonner le Califat, et à ne pas se dresser contre lui au Cham ou ailleurs. Si leur détermination fait défaut pour soutenir ceux qui œuvrent pour lui, qu'ils s'abstiennent au moins de se dresser contre eux... Et la fin heureuse appartient aux pieux.

c- Nous rappelons aux dirigeants de l'Iran, même s'ils ne voient pas dans le Califat une obligation de leur Seigneur et que leur pensée, à l'évocation du Califat, va vers un calife qui aurait été injuste ici ou là, nous leur rappelons que le Califat pour lequel œuvrent ceux qui s'y consacrent est le Califat selon la méthode de la Prophétie, le Califat bien-dirigé (Rachida), dont Abou Bakr, Omar, Othman et Ali (ra) furent les dirigeants et les soldats... Si les dirigeants de l'Iran se dressent contre lui, ils contredisent alors la conduite d'Ali (ra) qui avait prêté allégeance aux trois califes qui l'ont précédé et fut pour eux un soutien sincère. Suivez donc sa conduite, et n'abandonnez pas le Califat en vous dressant contre lui au Cham ou ailleurs. Si leur détermination fait défaut pour soutenir ceux qui œuvrent pour lui, qu'ils s'abstiennent au moins de se dresser contre eux... Et la fin heureuse appartient aux pieux.

d- Comme nous avons commencé par rappeler aux dirigeants de la Turquie et de l'Iran ensemble, nous terminons en leur rappelant ensemble que le Califat est la promesse d'Allah le Très-Haut :

وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُمْ فِي الْأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ

« Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés... » (Sourate An-Nur [24]: 55)

Et c'est la bonne nouvelle du Messager d'Allah (saw) après ce règne tyrannique (moulkan jabriyan). Ahmad et At-Tayalisi ont rapporté d'après Houdhayfah ibn al-Yaman que le Messager d'Allah (saw) a dit :

ثُمَّ تَكُونُ جَبْرِيَّةً، فَتَكُونُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ تَكُونَ، ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ أَنْ يَرْفَعَهَا، ثُمَّ تَكُونُ خِلَافَةٌ عَلَى مِنْهَاجِ النُّبُوَّةِ

« ...puis il y aura un règne tyrannique, il durera tant qu'Allah voudra qu'il dure, puis Il l'élèvera quand Il voudra l'élever, puis il y aura un Califat selon la méthode de la Prophétie. »

Et il sera établi par la grâce d'Allah, tôt ou tard. Quiconque l'épaule ou le soutient sera parmi ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits, et quiconque se dresse contre lui ne nuira en rien à Allah, mais sera frappé d'humiliation dans ce monde et d'un châtiment douloureux dans l'au-delà. Tout cela ne retardera pas l'établissement du Califat et son retour d'une heure ou d'un instant...

إِنَّ اللَّهَ بَالِغُ أَمْرِهِ قَدْ جَعَلَ اللَّهُ لِكُلِّ شَيْءٍ قَدْرًا

« ...Allah atteint ce qu'Il Se propose, et Allah a assigné une mesure à chaque chose. » (Sourate At-Talaq [65]: 3)

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