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Questions & Réponses

Réponse à une question : Les raids américains sur la Libye

August 12, 2016
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Réponse à une question

Question :

Les raids américains sur Syrte se succèdent à la demande du gouvernement de Sarraj. En effet, des sources militaires proches des forces du Conseil présidentiel à Syrte ont confirmé que « l'aviation américaine a mené lundi dernier huit frappes aériennes contre les bastions de Daech dans la ville... » (Arabia.net, 09/08/2016). Cependant, il est connu que le gouvernement de Sarraj en Libye a été établi en vertu de l'accord de Skhirat au Maroc, et que l'acteur principal de cet accord était l'Europe, particulièrement la Grande-Bretagne. La politique de ce gouvernement, conforme à la politique européenne, consistait à rejeter l'intervention militaire américaine. Pourquoi a-t-il donc accepté maintenant ? La politique de Sarraj a-t-elle dévié de la ligne européenne ? Que Dieu vous récompense par le bien.

Réponse :

Le gouvernement de Sarraj suit toujours la ligne européenne, ou plus précisément britannique. Son acceptation de l'intervention militaire américaine ne signifie pas qu'il est devenu politiquement loyal envers l'Amérique, mais il y a été poussé par la Grande-Bretagne. C'est une étape visant à tenter l'Amérique afin qu'elle amène le parlement de Tobrouk à approuver le gouvernement de Sarraj. En effet, bien que l'Amérique ait manifesté un accord de façade envers le gouvernement de Sarraj en raison de la promotion politique orchestrée par la Grande-Bretagne auprès de l'opinion publique, elle a continué à s'y opposer concrètement en lui créant des problèmes via Haftar et son groupe, empêchant ainsi le parlement de Tobrouk de valider ce gouvernement. La démarche de Sarraj, sous l'impulsion britannique, consistait donc à demander l'intervention militaire américaine dans l'« espoir » que l'Amérique pousse le parlement de Tobrouk à approuver son gouvernement... Pour clarifier cela, nous passons en revue les points suivants :

1- Le gouvernement de Sarraj a été formé avec le soutien européen, en particulier britannique, qui a réussi à conclure l'accord de Skhirat le 17/12/2015. La Grande-Bretagne entravait l'intervention militaire en Libye car elle n'en avait pas besoin, contrôlant déjà le milieu politique à travers un gouvernement qui lui était inféodé. Elle a fait adopter des résolutions internationales pour empêcher l'intervention militaire. Cependant, l'Amérique insistait pour intervenir et a mené des frappes unilatérales depuis novembre de l'année dernière, la dernière en date étant en février dernier, tuant 49 personnes dans un camp en Libye, pour la plupart originaires de Tunisie. Comme la présence américaine est faible en Libye, l'Amérique veut s'appuyer sur l'intervention militaire et a soutenu son agent Haftar pour assumer ce rôle. L'Amérique a elle-même reconnu la faiblesse de sa présence ; le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, a déclaré le 17/05/2016 : « Les États-Unis maintiennent une petite présence en Libye dont la mission est d'essayer d'identifier les parties et les groupes qui pourraient aider les États-Unis dans leur guerre contre l'Organisation de l'État » (Al-Chourouk tunisienne, 17/05/2016). L'obstacle majeur au travail du gouvernement de Sarraj était l'exigence américaine d'un rôle fondamental pour Haftar dans l'armée, condition préalable à la reconnaissance du gouvernement par le parlement de Tobrouk. Or, l'accord de Skhirat stipule le contraire. L'envoyé spécial de l'ONU l'a répété à plusieurs reprises ; ainsi, Martin Kobler a déclaré le 07/08/2016 sur la chaîne Al-Ghad : « L'accord politique stipule que le Conseil présidentiel est le commandant suprême de l'armée libyenne et toutes les parties libyennes doivent respecter cet accord... ». Il a ajouté : « J'essaie depuis des semaines de contacter le général Khalifa Haftar pour discuter de la question de l'unification de l'armée libyenne... » et a appelé à « la tenue d'une session plénière du parlement libyen pour approuver le gouvernement d'entente nationale... ». Il faisait référence à l'article 8 concernant la position de Haftar, qui stipule que : « Toutes les compétences des hautes fonctions militaires, civiles et sécuritaires prévues par les lois libyennes en vigueur sont transférées au Conseil de présidence du gouvernement dès la signature de l'accord... ». Cet article est le point de discorde.

2- La Grande-Bretagne a compris que l'Amérique voulait l'intervention militaire et la pratiquait déjà. Le portail Afrigate News a rapporté le 08/01/2016 que « le commandement militaire américain en Afrique (AFRICOM) a officiellement annoncé son intervention militaire en Libye selon un plan d'action de 5 ans visant à resserrer l'étau sur les groupes terroristes en Afrique et spécifiquement en Libye ». Ainsi, l'Amérique a adopté une politique de raids militaires ou d'intervention sans résolution internationale, n'ayant pu obtenir ce qu'elle voulait par les actions politiques directes. Par la suite, la Maison Blanche a annoncé le 28/01/2016 que « le président Obama a présidé une réunion du Conseil de sécurité nationale consacrée à la situation en Libye. Il a souligné que les États-Unis continueraient d'attaquer l'Organisation de l'État dans n'importe quel pays, y compris la Libye si nécessaire ». Néanmoins, d'un point de vue juridique, il importe à l'Amérique que son intervention se fasse à la demande du gouvernement de Sarraj pour servir de façade légale. C'est alors que la Grande-Bretagne a ordonné à Sarraj de demander l'intervention américaine pour lui donner un caractère légal, espérant ainsi que ce « service » rendu à l'Amérique l'inciterait à réduire son soutien à Haftar et à pousser le parlement de Tobrouk à accorder sa confiance au gouvernement de Sarraj !

3- Ainsi a commencé l'intervention américaine de manière officielle à la demande d'un gouvernement qui se considère légitime ! Comme l'a déclaré Peter Cook le 01/08/2016 : « Les frappes ont été menées à la demande du gouvernement d'entente nationale libyen ». Cette demande est un crime majeur. Les déclarations de Sarraj le 01/08/2016 à la télévision officielle libyenne affirmant que : « Le Conseil présidentiel a décidé, en sa qualité de commandant suprême de l'armée, de demander un soutien direct des États-Unis pour mener des frappes aériennes ciblées... et que ces opérations s'inscrivent dans un cadre temporel limité et ne dépasseront pas la ville de Syrte... et se limiteront à l'assistance technique et logistique », ne lui sont d'aucune utilité. Le porte-parole du Pentagone a affirmé le contraire : « Les frappes n'ont pas de point final à ce moment précis... et à l'avenir, chaque frappe sera coordonnée avec le gouvernement d'entente et nécessitera l'approbation du commandant des forces américaines en Afrique » (Al-Khabar algérienne, 02/08/2016). Pour la première fois, l'Amérique trouve l'opportunité d'être officiellement autorisée par le gouvernement libyen à mener des raids, déclarant qu'elle ne s'arrêtera pas là et qu'elle en fera davantage, tout en se contentant d'informer le gouvernement libyen sous couvert de coordination ! Elle lie cela à son commandement en Afrique, ce qui signifie que la cible n'est pas seulement la Libye, mais toute l'Afrique du Nord ! De même, les dénégations de Sarraj concernant l'entrée de troupes au sol sont inutiles. L'AFP a rapporté le 10/08/2016 : « Le chef du gouvernement d'entente nationale, Fayez al-Sarraj, a déclaré mercredi que son pays n'avait pas besoin de troupes étrangères sur le sol libyen... lors d'un entretien avec le journal italien Corriere della Sera ». Pourtant, le Washington Post a révélé le mardi 09/08/2016 que « des forces spéciales américaines sont présentes sur le terrain et apportent pour la première fois un soutien direct aux forces libyennes combattant l'Organisation de l'État dans la région de Syrte » ! Il est clair que les déclarations de Sarraj ne sont que de la consommation locale et sont à l'opposé de la réalité.

4- L'Amérique voit dans cette intervention un moyen de consolider son influence dans la région. Le président Obama a déclaré le 02/08/2016 que « soutenir la bataille du gouvernement libyen contre l'Organisation de l'État est dans l'intérêt de la sécurité nationale américaine... ». Il a ajouté que « les États-Unis, l'Europe et le monde ont un intérêt majeur dans la stabilité en Libye car l'absence de stabilité a contribué à aggraver certains défis liés à la crise des migrants en Europe » (Reuters, 02/08/2016). Si le président américain considère cela comme relevant de la sécurité nationale de son pays, cela signifie qu'il s'agit d'une question cruciale liée à la présence américaine en Libye. Quel rapport y aurait-il entre la sécurité nationale américaine et la Libye si ce n'est l'influence américaine sur place ? Obama prétend agir pour l'intérêt de l'Europe et du monde, comme si l'Amérique était celle qui allait stabiliser l'Europe avec laquelle elle est pourtant en compétition là-bas. Cela signifie qu'elle travaille à étendre son influence pour placer l'Europe sous son contrôle et lui succéder, si possible, dans la colonisation d'un pays musulman que les Européens ont longtemps colonisé et dont ils ont pillé les richesses.

5- Comme nous l'avons dit, la Grande-Bretagne a ordonné à Sarraj de solliciter l'intervention américaine dans l'« espoir » que l'Amérique réduise son soutien à Haftar. Mais l'Europe réalise en même temps que l'Amérique ne se soucie ni de Haftar ni d'un autre, tant que ces agents servent ses intérêts. Si elle parvenait à détourner Sarraj de l'influence européenne pour qu'il lui soit totalement acquis, il lui serait alors facile de marginaliser Haftar. Cependant, l'Europe prévoit que l'Amérique pourrait faire traîner l'approbation du parlement de Tobrouk pour soutirer davantage de concessions au gouvernement de Sarraj et prolonger l'intervention militaire pour servir ses propres intérêts. C'est pourquoi l'Europe a profité de l'annonce de l'intervention américaine pour dévoiler sa propre intervention qu'elle gardait secrète, afin de ne pas laisser le champ libre à l'Amérique. Les pays européens n'ont plus besoin d'intervenir clandestinement comme l'a fait la France dont des soldats ont été tués. Ainsi, des forces européennes seront présentes en Libye pour empêcher les forces américaines d'agir à leur guise et pour avoir leur part du gâteau ! C'est ainsi que l'intervention européenne est devenue publique. Le Sunday Times a révélé le 07/08/2016 que « des forces spéciales britanniques ont participé plus tôt aux combats contre Daech à Syrte aux côtés des forces du Conseil présidentiel ». L'ambassadeur britannique en Libye, Peter Millett, a « salué sur Twitter l'adhésion de la Libye à la coalition internationale contre l'Organisation de l'État », en référence aux raids américains. De même, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a exprimé « le salut de son pays à la démarche du gouvernement d'entente demandant l'aide internationale... ». La France joue sur les deux tableaux pour satisfaire l'Amérique : elle soutient Haftar à l'est et soutient officiellement le gouvernement de Sarraj à l'ouest ! Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a déclaré : « L'Italie salue les opérations aériennes menées par les États-Unis... et se dit prête à répondre à toute demande libyenne d'assistance, y compris militaire » (Anadolu, 03/08/2016). La ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti, a ajouté que « l'Italie autorisera probablement l'utilisation de ses bases aériennes et de son espace aérien pour mener des frappes... si les États-Unis le demandent » (Reuters, 03/08/2016).

6- Ainsi, le système politique en Libye issu de l'accord de Skhirat rédigé par la Grande-Bretagne annonce désormais qu'il autorise l'Amérique à intervenir ! Il n'a eu honte ni d'Allah, ni de Son Messager, ni des croyants en demandant à un État mécréant colonisateur d'intervenir militairement dans nos terres ! Bien que ces puissances interviennent à cause de la trahison des gouvernants, le fait que cela se fasse à leur demande explicite est encore plus grave et plus amer. De plus, Sarraj, à l'instar des autres agents, n'éprouve aucune gêne à agir d'une manière aujourd'hui et son contraire demain ; hier il protestait, même timidement, contre l'intervention française, et aujourd'hui il acclame l'intervention américaine et la sollicite de sa propre voix !! Les agents exécutent ce qui leur est ordonné, sourds, muets et aveugles, ils ne raisonnent pas... Tout cela dans l'espoir que l'Amérique amène le parlement de Tobrouk à accorder sa confiance à Sarraj et son gouvernement !

7- La demande officielle de Sarraj pour une intervention américaine, suivie de l'annonce de l'intervention européenne, a fait de la Libye un foyer de tension, non seulement pour le conflit politique, malgré sa dangerosité, mais aussi pour un conflit militaire bien plus périlleux ! C'est un crime majeur dont l'auteur et les complices assumeront l'opprobre dans ce monde et le plus dur des châtiments dans l'au-delà :

سَيُصِيبُ الَّذِينَ أَجْرَمُوا صَغَارٌ عِنْدَ اللَّهِ وَعَذَابٌ شَدِيدٌ بِمَا كَانُوا يَمْكُرُونَ

« Une petite humiliation auprès d'Allah ainsi qu'un châtiment sévère frapperont ceux qui ont commis des crimes, pour leurs ruses. » (Sourate Al-An'am [6]: 124)

Allah, le Puissant, l'Auguste, a interdit aux mécréants d'avoir une voie sur les croyants, et solliciter l'aide des mécréants leur donne justement cette voie :

وَلَنْ يَجْعَلَ اللَّهُ لِلْكَافِرِينَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ سَبِيلًا

« Et Allah ne donnera jamais aux mécréants de voie sur les croyants. » (Sourate An-Nisa [4]: 141)

Allah, le Puissant, le Contraignant, a interdit l'alliance avec les mécréants et a considéré que celui qui s'allie à eux est un hypocrite voué à un châtiment douloureux :

بَشِّرِ الْمُنَافِقِينَ بِأَنَّ لَهُمْ عَذَابًا أَلِيمًا * الَّذِينَ يَتَّخِذُونَ الْكَافِرِينَ أَوْلِيَاءَ مِنْ دُونِ الْمُؤْمِنِينَ أَيَبْتَغُونَ عِنْدَهُمُ الْعِزَّةَ فَإِنَّ الْعِزَّةَ لِلَّهِ جَمِيعًا

« Annonce aux hypocrites qu'il y a pour eux un châtiment douloureux, ceux qui prennent pour alliés les mécréants au lieu des croyants. Est-ce la puissance qu'ils recherchent auprès d'eux ? En vérité, la puissance appartient tout entière à Allah. » (Sourate An-Nisa [4]: 138-139)

Le Messager ﷺ a interdit de solliciter l'aide des mécréants. D'après 'Urwah, selon Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), le Messager d'Allah ﷺ a dit :

إِنَّا لَا نَسْتَعِينُ بِمُشْرِكٍ

« Nous ne demandons pas l'aide d'un polythéiste. » (Rapporté par Ad-Darimi dans ses Sunan).

Et At-Tabarani a rapporté dans Al-Mu'jam al-Kabir selon Khubayb ibn 'Abd al-Rahman ibn Khubayb, d'après son père, selon son grand-père, que le Messager d'Allah ﷺ a dit :

فَإِنَّا لَا نَسْتَعِينُ بِالْمُشْرِكِينَ

« Car nous ne demandons pas l'aide des polythéistes. »

Et Al-Hakim a rapporté dans son Mustadrak d'après Abou Houmayd as-Sa'idi (qu'Allah soit satisfait de lui) :

فَإِنَّا لَا نَسْتَعِينُ بِالْمُشْرِكِينَ

« Car nous ne demandons pas l'aide des polythéistes. »

En conclusion, ces gouvernements établis dans l'ouest et l'est de la Libye sont des agents de l'Occident, tant européen qu'américain. Le peuple libyen, jaloux de sa religion, de son pays et de sa communauté, doit œuvrer à renverser ces gouvernements qui ont permis à l'Occident mécréant, ennemi de l'Islam et des musulmans, de violer la terre des moudjahidines et des mémorisateurs du Saint Coran... Il est également de leur devoir de mettre fin aux agissements de ces milices et organisations qui s'entretuent, versent le sang sacré et s'excommunient mutuellement (takfir). Verser le sang sacré et traiter un musulman de mécréant sont des actes gravissimes auprès d'Allah et de Son Messager ﷺ. Concernant le sang versé, At-Tirmidhi a rapporté selon 'Abdullah ibn 'Amr que le Prophète ﷺ a dit :

لَزَوَالُ الدُّنْيَا أَهْوَنُ عَلَى اللَّهِ مِنْ قَتْلِ رَجُلٍ مُسْلِمٍ

« La disparition de ce monde est certes moins grave auprès d'Allah que le meurtre d'un musulman. »

Quant au fait de traiter un musulman de mécréant, Al-Bukhari a rapporté selon 'Abdullah ibn 'Omar que le Messager d'Allah ﷺ a dit :

أَيُّمَا رَجُلٍ قَالَ لِأخِيهِ يَا كَافِرُ، فَقَدْ بَاءَ بِهَا أَحَدُهُمَا

« Tout homme qui dit à son frère : "Ô mécréant", l'un des deux le devient. »

Muslim a également rapporté selon Ibn 'Omar que le Prophète ﷺ a dit :

إِذَا كَفَّرَ الرَّجُلُ أَخَاهُ فَقَدْ بَاءَ بِهَا أَحَدُهُمَا

« Si un homme traite son frère de mécréant, l'un des deux le devient. »

Ainsi, verser le sang d'un musulman est une affaire très grave, tout comme le fait de le traiter de mécréant.

Enfin, nous sommes conscients qu'il existe dans ce bon pays qu'est la Libye de nombreux hommes valeureux, moudjahidines héroïques, pieux et intègres, si Allah le veut. C'est en eux que nous plaçons notre espoir. Qu'ils se lèvent avec vérité et sincérité contre ce carré du mal : les mécréants colonisateurs, les gouvernants traîtres et renégats qui s'opposent à la législation de l'Islam, le Califat Rachidah, et ceux qui proclament le Califat vainement tout en versant le sang sacré en son nom pour le dénigrer... Il faut se dresser contre ce carré maléfique avec vérité et sincérité... Malgré tout cela, nous ne désespérons pas de la miséricorde d'Allah, mais nous annonçons la bonne nouvelle du retour du Califat authentique, le Califat Rachidah selon la voie prophétique, qui préservera la sécurité des gens, s'occupera de leurs affaires, par lequel l'Islam et les musulmans seront honorés et par lequel les mécréants et les hypocrites seront humiliés.

وَاللَّهُ غَالِبٌ عَلَى أَمْرِهِ وَلَكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ

« Et Allah est souverain en Son commandement, mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate Yusuf [12]: 21)

9 de Dhou al-Qi'dah 1437 H
12/08/2016 G

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