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Questions & Réponses

Réponse à une Question : Le coup d'État militaire au Soudan contre le gouvernement de transition civil

October 26, 2021
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Question :

Le peuple soudanais s'est réveillé aujourd'hui, le 25/10/2021, face à des mouvements intenses de l'armée qui a procédé à l'arrestation de certains ministres ainsi que de plusieurs participants au gouvernement de transition civil, puis à l'arrestation du Premier ministre Hamdok lui-même... Par la suite, Al-Burhan a prononcé un discours télévisé dans lequel il a déclaré l'état d'urgence, dissous le Conseil de souveraineté et le Conseil des ministres, démis les gouverneurs des États puis les sous-secrétaires des ministères, et a demandé aux directeurs généraux de gérer les affaires des ministères... Il a annoncé qu'il n'avait pas annulé le Document Constitutionnel, mais qu'il en avait supprimé des articles fondamentaux comme indiqué dans son discours, et qu'il souhaitait "corriger la trajectoire de la révolution" et non l'annuler ! Tout cela s'est produit si soudainement, comme si la composante civile au pouvoir n'était pas au courant, comment cela est-il possible ? Le Soudan restera-t-il dans des tiraillements pendant de longues années durant lesquelles les gens goûteront à la misère et au malheur ? Avec mes remerciements.

Réponse :

Je commencerai, mon frère, par la fin : dire que cela (s'est produit soudainement) n'est pas tout à fait exact. Quiconque a médité sur la situation depuis le début de la participation de l'armée et des civils au pouvoir comprenait que ce partenariat ne durerait pas. Les deux parties suivent deux entités différentes : Al-Burhan, Hemeti et leurs partisans sont soutenus par l'Amérique, tandis que Hamdok et son groupe sont soutenus par l'Europe, et particulièrement la Grande-Bretagne. Al-Burhan et Hamdok travaillent chacun pour l'intérêt de la partie dont ils dépendent, et ils sont loin de l'intérêt du peuple, car la gestion des affaires préconisée par l'Islam n'est à l'ordre du jour d'aucun des deux ! D'un autre côté, un gouvernement se dirige avec une seule tête et non par deux têtes aux antipodes l'une de l'autre ! Nous avons déjà publié une réponse sur cette question dès le début, le 23/09/2019, soit vers le début de la participation des deux parties au pouvoir, où il était dit concernant l'accord de la composante militaire avec la composante civile pour le partage du pouvoir : « Ce qui est attendu, c'est que l'Amérique et la Grande-Bretagne ne cohabiteront pas calmement ; leurs intérêts sont différents et leurs outils locaux les suivent. Par conséquent, chacune des deux parties travaillera à faire échouer les mouvements de l'autre ! À partir du suivi des événements actuels, de la méditation sur leurs implications et de l'examen minutieux des déclarations extérieures et locales, particulièrement des responsables américains et européens... on peut privilégier les moyens que chaque partie utilisera pour harceler son adversaire, prendre le dessus, puis l'évincer du pouvoir... ». Nous l'avions mentionné là-bas. Et c'est précisément ce qui s'est produit. Pour clarifier le déroulement des faits, nous passons en revue ce qui suit :

Premièrement : La situation du Soudan et le conflit qui s'y joue :

1- Le Soudan est un pays musulman de longue date, mais il est dominé par l'Amérique à travers son influence internationale, ses outils régionaux et, plus important encore, par ses agents locaux. Tandis que le système de gouvernement au Soudan sert la politique américaine de manière vile, le peuple soudanais subit l'oppression, la faim, la privation et le chômage. Chaque fois que le peuple soudanais se soulève par une insurrection ou une révolution en quête de changement et d'Islam, ces gouvernants dressent des obstacles, des barrières et des craintes devant eux pour les empêcher d'atteindre leurs objectifs, qui sont ceux des Soudanais et de toute la nation islamique (Oummah). Ensuite, ils ont transformé le conflit d'un combat de la nation contre ses gouvernants agents en un conflit entre les agents de l'Amérique — détenteurs d'une influence (relativement) nouvelle au Soudan — et les agents de la Grande-Bretagne, détentrice de l'ancienne influence depuis sa colonisation du Soudan. Par cette équation de conflit, les agents de l'Amérique garantissent l'éloignement de la nation au Soudan de la réalité du conflit entre l'Islam et les agents des pays mécréants (Kuffar).

2- Étant donné que les agents de l'Amérique (le Conseil militaire) étaient régis par ce qu'on a appelé le "Document Constitutionnel" avec les agents des Anglais et des Européens (les dirigeants des Forces de la Liberté et du Changement (FFC), dont le noyau est le Rassemblement des Professionnels, les partis alliés et les mouvements armés), ce document signé entre les deux parties le 21 août 2019 prévoyait que les militaires président le Conseil de souveraineté (présidentiel) pendant 21 mois, puis que les civils le président pendant 18 mois, à compter de mai dernier, soit une durée totale de 39 mois. Mais une modification a eu lieu après l'accord de Juba signé le 03/10/2020, portant la durée à 53 mois, et par conséquent, les civils devaient commencer en novembre prochain. Ainsi, il apparaît clairement que l'accord conclu en 2019 entre les civils des Forces de la Liberté et du Changement et le Conseil militaire était un piège tendu par le Conseil militaire, soutenu par l'Amérique, à ces forces, en confiant la première présidence du Conseil de souveraineté aux militaires et la seconde aux civils. Les Forces de la Liberté et du Changement ont été bercées par l'illusion qu'on leur remettrait la présidence du Conseil, c'est-à-dire le gouvernement du Soudan après les 21 premiers mois. Si cela avait été possible, cela aurait permis aux agents des Anglais et des Européens d'opérer de vastes changements touchant au commandement de l'armée et à son financement, menaçant ainsi l'influence américaine au Soudan, ce que l'Amérique ne permet pas.

3- Quant aux Anglais, ils affichent une position publique aux côtés de leurs agents. (« La Grande-Bretagne a exprimé mercredi sa volonté d'aider à résoudre la crise politique actuelle au Soudan, dans le cadre de l'initiative de son Premier ministre, Abdallah Hamdok... Hamdok a rencontré mercredi à Khartoum la secrétaire d'État britannique pour l'Afrique, Vicky Ford, en présence de l'envoyé britannique au Soudan Robert Fairweather et de l'ambassadeur britannique à Khartoum, Giles Lever. Ford a réaffirmé le soutien de son pays au processus de transition au Soudan, exprimant son inquiétude face à la crise politique actuelle... Elle a ajouté que Londres était également préoccupée par "la crise du coût de la vie résultant de la fermeture de la route nationale à l'est du Soudan"... Ford a déclaré que le gouvernement britannique était prêt à "travailler conjointement avec le gouvernement soudanais pour résoudre cette question dans le contexte de la résolution de la crise politique dans le pays, dans le cadre de la feuille de route annoncée par le Premier ministre soudanais". Agence de presse turque Anadolu, 21/10/2021). De même, le flux d'envoyés européens vers Khartoum a continué pour soutenir le gouvernement de Hamdok et appeler à la levée du blocus étouffant à l'est du Soudan, qui menace de retourner le peuple contre le gouvernement en raison des pénuries de nourriture et de carburant et de la hausse des prix.

4- C'est le cadre général dans lequel les événements ont évolué au Soudan, et d'où ressortent l'état de discorde, de conflit et de piégeage de l'adversaire initié par les agents de l'Amérique contre les agents des Anglais et des Européens. Tout ceci constitue une préparation à l'éviction de la composante civile européenne de la scène soudanaise pour que la composante militaire affiliée à l'Amérique s'accapare seule le pouvoir au Soudan. Parmi ces actes de préparation :

a- Le coup d'État militaire raté : Le ministre soudanais de la Défense, le général de corps d'armée Yassin Ibrahim, a annoncé le 21/09/2021 avoir déjoué une tentative de coup d'État menée par le général de division Abdel Baqi al-Hassan Othman Bakrawi, accompagné de 22 autres officiers de rangs divers, de sous-officiers et de soldats. En examinant cette tentative de coup d'État, nous constatons qu'elle est factice, car les mouvements des secteurs de l'armée soudanaise à Khartoum fidèles au commandement militaire (Al-Burhan et Hemeti) ne suggéraient pas que le commandement militaire se sentait en danger. D'un autre côté, le parcours du meneur de cette tentative et sa présence au Caire suggèrent que le commandement de l'armée était au courant de tout ce qui s'est passé avant que cela n'arrive. Le meneur de cette tentative de coup d'État a été le compagnon d'armes d'Al-Burhan lors des opérations de Bahr al-Jabal et celui de Shams al-Din Kabbashi dans le Darfour occidental (Arabi21, 22/09/2021). Ces derniers sont les têtes du commandement militaire de l'armée soudanaise et du Conseil de souveraineté. En 2016, il a été promu au grade de général de division, soit sous l'ère du président Béchir, et en 2018, le commandement l'a transféré à Khartoum, ce qui témoigne de la grande confiance entre lui et le commandement militaire. Ce commandement militaire autour de Béchir est celui du Conseil de souveraineté aujourd'hui, ce qui signifie que cet homme était proche et de confiance pour les hauts agents de l'Amérique dans le commandement de l'armée. Imaginer que sa tentative de coup d'État était réelle n'est pas fondé ; c'est une affaire qui a été arrangée entre lui et le commandement pour réorganiser le pouvoir avant que n'arrive la date prévue de la remise de la présidence du Conseil de souveraineté aux civils. Et le fait que cet homme ait déclaré son manque de synchronisation avec les Forces de soutien rapide et qu'il ait été accusé en 2020 d'avoir insulté leur chef Hemeti ne change rien à cette analyse. De plus, cet homme s'était rendu au Caire pour subir une opération chirurgicale et une amputation partielle de sa jambe, et il n'est revenu à Khartoum que cinq jours environ avant la prétendue tentative de coup d'État !

b- Les troubles à l'est du Soudan Afin de faire monter la pression contre le gouvernement de Hamdok ou la composante civile au Conseil de souveraineté, des protestations ont éclaté à l'est du Soudan le 17/09/2021 au port de Port-Soudan, lesquelles se sont rapidement étendues pour bloquer tout l'est du Soudan : ports, oléoducs et la route "nationale" reliant à la capitale Khartoum. Le mouvement des camions commerciaux s'est arrêté, et le nom du "Conseil Supérieur des Chefs des Beja et des Circonscriptions Indépendantes", présidé par Muhammad Al-Amin Turk, a émergé, commençant à imposer des conditions dures et impossibles au gouvernement Hamdok pour lever son "siège sur Khartoum et le reste du Soudan".

Quant aux signes indiquant que ce blocage massif et étanche était artificiel, c'est qu'il a commencé le 17/09/2021 pour protester contre l'accord de Juba qui bafouerait les droits de l'est du Soudan, accord signé avec des groupes armés dont une partie luttait pour les droits de cette région. Pourtant, la signature de cet accord remonte à octobre 2020, soit un an auparavant, et ces protestations n'avaient pas surgi à l'époque avec une telle ampleur mortelle. Elles sont donc fabriquées du fait de leur non-simultanéité avec la signature de l'accord. Quant au fait que la composante militaire était derrière ces protestations, c'est qu'Abdel Fattah Al-Burhan les a qualifiées de "politiques", disant : « Ce qui se passe comme fermeture dans l'Est... est une affaire politique, et elle doit être traitée politiquement. » (Independent Arabia, 30/09/2021), signifiant ainsi que l'armée se désengage de sa responsabilité de résoudre cette crise, alors qu'elle a un caractère sécuritaire et affecte la vie de presque tout le peuple soudanais.

c- L'exigence de dissoudre le gouvernement et l'arrêt des réunions du Conseil de souveraineté La tension menée par la composante militaire s'est accentuée et les appels à la dissolution du gouvernement se sont multipliés. Ces demandes ne provenaient plus seulement des forces politiques et des manifestants, mais de la composante militaire au Conseil de souveraineté elle-même. Après le gel des mécanismes de partenariat entre les deux composantes suite à la tentative de coup d'État, la composante militaire a attaqué son homologue civile. (La télévision Asharq a rapporté qu'Al-Burhan a déclaré dans un discours aux militaires dans la zone militaire de "Khartoum Bahri" hier, que toute solution à la situation politique actuelle dans le pays ne passera que par "la dissolution du gouvernement actuel", ajoutant : "Il n'y a pas d'autres solutions à la situation actuelle que la dissolution du gouvernement actuel et l'élargissement de la base des partis politiques dans le gouvernement de transition". Asharq Al-Awsat, 12/10/2021). De même, (le site Sudan Tribune a mentionné que le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a refusé une demande du président du Conseil de souveraineté Abdel Fattah Al-Burhan et de son adjoint Mohamed Hamdan Dagalo (Hemeti) de dissoudre le gouvernement actuel et d'en nommer un nouveau à sa place, tandis que deux sources du Conseil des ministres ont confirmé que la crise entre la composante militaire et civile est revenue à la case départ des désaccords. Le site a cité plusieurs sources affirmant que le président du Conseil de souveraineté et son adjoint ont demandé — lors d'une réunion ayant regroupé les trois responsables hier pour discuter de la crise politique dans le pays — de remplacer le gouvernement par un autre. Al-Burhan a également demandé le gel de l'activité du Comité de démantèlement du régime déchu, connu localement sous le nom de "Comité de suppression de l'autonomisation". Al Jazeera Net, 15/10/2021). De même, (Hamdok a qualifié la crise actuelle que traverse son pays comme étant la plus grave crise à laquelle fait face le gouvernement de transition après le départ de l'ancien régime. Il a appelé toutes les parties à l'unité pour ne pas entraîner le pays vers le chaos. BBC, 18/10/2021).

Avec ces événements en escalade depuis deux mois, il est devenu clair que la composante militaire dirigée par Abdel Fattah Al-Burhan et son adjoint Mohamed Hamdan Dagalo (Hemeti) a poussé la phase de transition vers l'inconnu. (« Hemeti a déclaré dans un communiqué que "la remise de la présidence du Conseil de souveraineté aux civils est prématurée et ne figure pas à l'ordre du jour pour le moment", ajoutant que "dépeindre ce qui se passe actuellement comme étant dû à l'imminence de la remise du Conseil aux civils est un mensonge et une honte". Arabi21, 08/10/2021).

Deuxièmement : La scission des Forces de la Liberté et du Changement :

Ce qui tourmente le gouvernement Hamdok, c'est que les Forces de la Liberté et du Changement, qui ont porté Hamdok au poste de Premier ministre, ont commencé à se scinder en deux blocs. Le bloc du "Groupe de la Charte Nationale" qui a commencé à voir que le problème résidait dans le gouvernement de Hamdok. (Le dirigeant des Forces de la Liberté et du Changement — groupe de la Charte Nationale, Minni Arko Minnawi, a déclaré que la véritable crise au Soudan se trouve au sein de l'alliance de la Liberté et du Changement. Al Jazeera Net, 20/10/2021). Un autre bloc est devenu connu sous le nom de Conseil Central des Forces de la Liberté et du Changement, représentant les partis du Congrès Soudanais, de l'Oumma National, du Rassemblement Fédéral et du parti Baas. Alors que le premier bloc a entamé un sit-in ouvert devant le Conseil des ministres exigeant la dissolution du gouvernement et la démission de Hamdok, rappelant les sit-in de 2019 contre le régime de Béchir, le second bloc a organisé des manifestations pour exiger la remise du pouvoir aux civils conformément au Document Constitutionnel.

Il reste une question : certains agents des Anglais et des Européens auraient-ils changé d'allégeance ? On parle spécifiquement de Gibril Ibrahim, chef du Mouvement pour la Justice et l'Égalité et actuel ministre des Finances dans le gouvernement Hamdok, ainsi que de Minni Arko Minnawi, gouverneur de la région du Darfour. En examinant cette affaire, il apparaît ce qui suit :

1- Le ministre des Finances Gibril Ibrahim a bénéficié de la confiance de l'agent des Anglais, Abdallah Hamdok, qui l'a nommé ministre des Finances dans la nouvelle formation de son gouvernement le 08/02/2021. Avant cela, soit à la mi-2019, l'ambassade du Qatar le défendait lors de la crise de son expulsion d'Éthiopie le 21/07/2019. Avant cela encore, avec son frère Khalil, tué par l'armée soudanaise lors d'un raid aérien, il était l'un des fondateurs du Mouvement pour la Justice et l'Égalité au Darfour et l'un des opposants au chef des milices Janjawid (qui sont devenues plus tard les Forces de soutien rapide d'Hemeti) au Darfour. La Grande-Bretagne et l'Europe utilisaient les forces opposées au régime de Béchir au Darfour, établissant des contacts et tissant des relations avec elles pour frapper le régime de Béchir. Il a également eu des contacts avec l'État des Émirats et le Tchad, soit avec les cercles d'influence anglais et européens. Pour toutes ces raisons, il est peu probable que cet homme abandonne ses relations de longue date avec les hommes des Anglais et des Européens pour passer de l'autre côté, chez les agents de l'Amérique.

2- Il en va de même pour Minni Arko Minnawi. Il est l'un des seigneurs de la guerre au Darfour qui a combattu le régime de Béchir pendant deux décennies avant de déposer les armes et de composer avec le pouvoir à Khartoum pour devenir l'assistant d'Omar el-Béchir en vertu de l'accord d'Abuja. De plus, il jouissait jusqu'à récemment de la confiance de Hamdok, l'actuel Premier ministre, qui l'a nommé gouverneur du Darfour en mai dernier après la signature de l'accord de paix de Juba. En raison de son appartenance tribale, il est en hostilité historique avec l'agent de l'Amérique, le vice-président du Conseil de souveraineté (Hemeti).

3- Ainsi, il est fort probable que la ruse des Anglais soit ce qui a poussé ces deux hommes vers le camp des agents de l'Amérique, les éloignant du camp des agents des Anglais et des Européens. Si Al-Burhan réussit à évincer Hamdok et son groupe du pouvoir et forme un nouveau régime, la Grande-Bretagne y aura ainsi introduit deux de ses hommes, et aura donc une part dans le nouveau gouvernement, selon la méthode des Anglais faite de ruse et de malfaisance.

Troisièmement : Vu ce à quoi la situation a abouti au Soudan et les trajectoires malveillantes dans lesquelles les agents de l'Amérique ont poussé le pays, ainsi que les autres trajectoires malveillantes que les agents des Anglais et des Européens ont tenté de suivre — toutes comportant leur lot de sang versé, d'oppression, de faim et de crises — le peuple au Soudan doit voir clair dans son affaire. Ils doivent tourner le dos à tous ces gouvernants défaillants, agents de l'Amérique, des Anglais et des Européens, qui mettent le sang du peuple soudanais et ses ressources au service de ces pays mécréants (Kuffar). Ils doivent trancher et unifier leurs rangs contre tous ces agents, sans distinction entre une équipe et une autre, et s'attacher au câble solide de leur Seigneur. Qu'ils se soulèvent contre les uns et les autres, les renversent et instaurent le système que leur Seigneur agrée : un État islamique, un Califat (Khilafah) selon la méthode de la Prophétie. Le peuple soudanais est digne de tout ce bien qui préservera son sang, unira ses rangs et expulsera l'influence des mécréants de son pays.

وَيَوْمَئِذٍ يَفْرَحُ الْمُؤْمِنُونَ * بِنَصْرِ اللَّهِ يَنْصُرُ مَنْ يَشَاءُ وَهُوَ الْعَزِيزُ الرَّحِيمُ

"Ce jour-là, les croyants se réjouiront du secours d'Allah. Il secourt qui Il veut et Il est le Puissant, le Miséricordieux." (Ar-Rum [30]: 4-5)

18 Rabi' al-Awwal 1443 H 25/10/2021 م

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