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Questions & Réponses

Réponse à une question : La stratégie américaine en Afghanistan

August 19, 2017
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Question :

Le 15/08/2017, le mouvement Taliban a adressé une lettre ouverte au président américain l'appelant à retirer les forces américaines d'Afghanistan et non à en envoyer davantage : ("Le mouvement 'Taliban' a appelé le président américain Donald Trump à 'retirer complètement ses forces' d'Afghanistan, et l'a mis en garde dans une lettre ouverte contre l'augmentation du nombre de troupes américaines dans ce pays rebelle à Washington...") (Source : Novosti - RT - Russia Today, 15/08/2017). Cela intervient en réponse à l'intention de Trump d'adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan, dont les Talibans craignent qu'elle n'inclue l'envoi de nouvelles troupes, alors que les déclarations des responsables de la Maison Blanche sur l'imminence de cette nouvelle stratégie se multiplient... Le site mentionné a rapporté le 10/08/2017 les propos de Trump aux journalistes : ("son administration est 'très proche' d'adopter une nouvelle stratégie spéciale pour l'Afghanistan..."), ajoutant : ("C'est une décision très importante pour moi. J'ai hérité d'un chaos, et nous cherchons à le réduire de manière significative"). Tout cela signifie-t-il que l'Amérique est sérieuse dans l'élaboration d'une nouvelle stratégie en Afghanistan ? Comprendra-t-elle l'envoi de nouvelles troupes ou l'activation du rôle pakistanais ou indien en Afghanistan sans envoyer de nouvelles forces américaines ? Et que Dieu vous récompense par le bien.

Réponse :

Oui, on peut dire que l'Amérique procède aujourd'hui à une révision intense de sa stratégie en Afghanistan, espérant trouver ce qui la guidera vers ce qu'elle appelle la "phase finale" de son intervention en Afghanistan... Trump est en colère contre le commandement militaire en Afghanistan. Reuters a rapporté le 03/08/2017 des informations sur une réunion orageuse entre le président américain Trump et des responsables militaires à Washington : ("Une forte tension a éclaté durant la réunion quand Trump a dit que le secrétaire à la Défense James Mattis et le chef d'état-major interarmées, le général Joseph Dunford, devraient étudier le limogeage du général John Nicholson, commandant des forces américaines en Afghanistan, parce qu'il n'avait pas gagné la guerre"). Ainsi, Trump affiche des doutes concernant la guerre américaine en Afghanistan. Si l'administration Obama avait elle aussi révisé et modifié la stratégie américaine pour l'Afghanistan, la révision effectuée par l'administration Trump aujourd'hui revêt une particularité, car elle intervient dans un contexte où les problèmes internationaux de l'Amérique et sa position dans le monde s'aggravent. Cela peut être détaillé comme suit :

Premièrement : L'Amérique a déclaré sa guerre contre l'Afghanistan fin 2001 sous prétexte de répondre à l'attaque du 11 septembre, sous l'impulsion des néoconservateurs qui entouraient l'administration de Bush le fils. Moins de deux ans plus tard, l'Amérique a attaqué et occupé l'Irak, s'enlisant dans ses sables et appelant à l'aide pour en sortir. Avec l'enlissement américain en Irak, sa guerre en Afghanistan est devenue moins prioritaire. Elle a concentré ses efforts pour sortir du bourbier irakien, l'Irak et la résistance irakienne étant devenus la préoccupation majeure de l'administration Bush, puis de l'administration Obama. Avec le succès de l'administration Obama à retirer le gros des troupes combattantes américaines d'Irak fin 2011, l'Amérique a commencé à élaborer une nouvelle stratégie pour faire face à la montée de la Chine. Cette question a dominé le second mandat de l'administration Obama. Avant que les contours de cette stratégie ne soient achevés, et même durant sa préparation, l'Amérique a vu son influence dans la région arabe vaciller face aux révolutions du Printemps arabe, particulièrement en Syrie. L'Amérique a donc dispersé ses efforts pour contrer les risques des révolutions dans la région arabe, surtout en Syrie, ainsi que contre la Chine en Extrême-Orient, manifestant son opposition aux îles chinoises, travaillant à la réactivation du militarisme japonais et s'engageant sur la voie de la provocation envers la Corée du Nord. Dans cette réalité, et parce que les pertes américaines en Afghanistan étaient de type "moyen", l'Afghanistan et la guerre américaine là-bas se sont éloignés du centre d'attention américain, bien que cela ne signifie pas une négligence totale, mais révèle plutôt le fait que de nouvelles priorités sont passées au premier plan.

Deuxièmement : Durant les longues années de guerre (16 ans) en Afghanistan, on peut affirmer que les armées américaine et de l'OTAN qui participent à la guerre ont échoué lamentablement à éradiquer la résistance afghane, représentée principalement par le mouvement Taliban, écarté du pouvoir en 2001 par l'intervention américaine. On peut également affirmer que toutes les options américaines pour stabiliser ses agents en Afghanistan ont échoué. L'Inde, qu'elle a introduite en Afghanistan pour stopper ce que l'Amérique appelle l'insurrection, ne lui a été d'aucune utilité. La guerre menée par ses agents au Pakistan contre le Waziristan et ailleurs pour tenter d'alléger les pertes américaines en Afghanistan ne lui a pas beaucoup servi, et les efforts de réconciliation avec le mouvement Taliban n'ont pas progressé. Par conséquent, la situation de l'Amérique en Afghanistan semble extrêmement sombre après 16 ans de guerre. Le mouvement Taliban se déplace avec une grande liberté dans de vastes zones d'Afghanistan, et le gouvernement client à Kaboul n'a aucune influence sur elles. Le mouvement lance des attaques puissantes et terrifiantes dans la plupart des régions afghanes, y compris la capitale Kaboul, où l'armée américaine n'a pas réussi à imposer la sécurité. De plus, de nombreuses attaques contre les forces américaines ont été perpétrées par des membres de l'armée afghane formée par Washington. Ainsi, les options américaines en Afghanistan se sont rétrécies.

Décrivant la réalité afghane actuelle et ses dangers, un rapport de la Fondation Carnegie américaine du 22/05/2017 indique : ("La combinaison résultant de la faiblesse du régime afghan et du retour incontrôlé du mouvement Taliban pourrait conduire à un effondrement catastrophique du régime et du gouvernement afghans, menant soit à un retour au chaos, soit à la renaissance de groupes terroristes"). Ce rapport souligne la nécessité de mettre fin au conflit afghan, non seulement parce qu'il coûte à l'Amérique 23 milliards de dollars par an, mais à cause de l'étroitesse des options de solution proposées.

Malgré le retrait de nombreuses troupes américaines d'Afghanistan sous le président Obama, ne laissant que 10 000 soldats environ, soutenus par 3 000 soldats de l'OTAN, ainsi que 20 000 employés de sociétés de sécurité américaines, ce retrait n'était nullement le résultat d'une victoire ou d'un progrès quelconque. Le mouvement Taliban occupait rapidement les bases évacuées par l'armée américaine, et il ne semble pas que l'armée du gouvernement client afghan opère avec une quelconque efficacité hors de la capitale Kaboul, malgré ses effectifs importants et les efforts américains de formation. Ceci d'un point de vue militaire.

Troisièmement : Quant au plan politique, après avoir réalisé l'étroitesse de ses options en Afghanistan et la faillite de l'option indienne, l'Amérique a eu recours à la négociation avec le mouvement Taliban dans l'espoir de l'intégrer dans le régime pro-américain en Afghanistan. Elle a utilisé ses agents au pouvoir au Pakistan pour entraîner les chefs des Talibans à la négociation... Cependant, toutes ces tentatives ont échoué. L'Amérique n'a réussi ni militairement ni politiquement sur le dossier afghan. Bien plus, l'Amérique ne dispose pas d'un plan défini pour ce sujet, et elle est devenue la cible de critiques pour son manque de vision en Afghanistan. (L'agence Interfax a cité aujourd'hui jeudi une source du ministère russe des Affaires étrangères affirmant que l'incapacité de l'administration Trump à proposer une politique claire envers l'Afghanistan constitue un facteur supplémentaire d'incertitude et d'instabilité dans ce pays, ajoutant que de cela dépend la solidité de l'État afghan et les positions des pays membres de l'OTAN concernant leur présence militaire là-bas, ainsi que les perspectives de règlement de la situation dans le pays en général...) (Russia Today, 03/08/2017).

Quatrièmement : Ainsi apparaît la profondeur de la crise américaine en Afghanistan et l'étroitesse de ses options, mais elle a un besoin urgent de "refroidir" la guerre afghane, s'il n'est pas possible de l'arrêter totalement, afin de stopper l'hémorragie de ses ressources militaires et économiques. Certains chefs militaires estiment nécessaire d'augmenter les troupes américaines pour remporter la victoire sur les Talibans. Le président pose comme condition à l'acceptation de cela un calendrier court et des résultats clairs et tangibles, ce que les militaires ne peuvent fournir au vu de leurs expériences amères en Afghanistan durant 16 ans. Ce qui rend cette option envisageable d'un point de vue théorique, c'est que Trump a l'eau à la bouche pour les immenses richesses minérales en Afghanistan que l'Amérique évalue à mille milliards de dollars, en plus de sa position comme couloir pour le pétrole d'Asie Centrale. Le site du journal Ad-Dustour a rapporté le 26/07/2017 d'après le New York Times : ("Il a ajouté que pour explorer les possibilités, la Maison Blanche étudie l'envoi d'un émissaire à Kaboul pour rencontrer les responsables des mines là-bas, notant qu'au moment où la Maison Blanche est entrée la semaine dernière dans un débat de plus en plus acharné sur la politique en Afghanistan, trois des principaux assistants de Trump ont rencontré Michael N. Silver, l'un des dirigeants de la société chimique American Elements, pour discuter de la possibilité d'extraire des terres rares là-bas"). Mais l'option d'envoyer davantage de troupes et d'investir dans les infrastructures en Afghanistan, comme les chemins de fer et les routes pour rendre possible l'extraction de ces minerais, n'est pas une option sûre, même selon la logique des transactions commerciales qui domine la mentalité du président, étant donné que ces mines potentielles se situent dans des territoires contrôlés par le mouvement Taliban...

En conséquence, l'option que l'administration Trump est susceptible de suivre est le repli de l'armée américaine dans les bases militaires en Afghanistan pour préserver le gouvernement client et empêcher son effondrement, avec une forte impulsion donnée au Pakistan pour le ramener en Afghanistan après la faillite de l'Inde. Tout cela pour convaincre le mouvement Taliban de s'intégrer dans le système politique pro-américain à Kaboul et d'arrêter la révolution afghane, c'est-à-dire mettre fin à la plus longue guerre américaine... Ainsi, l'Amérique espère réduire fortement les coûts de sa guerre en Afghanistan en transformant sa présence en bases militaires qui interviennent en cas de danger, ressemblant ainsi à ses bases dans la région du Golfe, en plus de l'aide de ses agents au Pakistan dont les liens n'ont pas été coupés avec le mouvement Taliban. Il est possible de redonner de la vigueur à ces liens et de instaurer la confiance pour que les Talibans acceptent les conditions américaines via la porte pakistanaise. L'Amérique a déjà utilisé ses agents au Pakistan avec succès sous l'ère Obama : ("Le gouvernement afghan est parvenu à un accord avec le Hezb-e-Islami, le deuxième plus grand groupe militant du pays, en l'absence du chef du groupe, Gulbuddin Hekmatyar. L'accord a été signé par des représentants du groupe armé avec le président, Ashraf Ghani"). (BBC, 22/09/2016). C'est ce qui encourage l'Amérique à utiliser le Pakistan concernant les Talibans, surtout après ce qui s'est passé avec Hekmatyar suite à la réconciliation et son retour à Kaboul où il a appelé le mouvement Taliban à s'intégrer dans le système politique : ("Le chef du Hezb-e-Islami en Afghanistan, Gulbuddin Hekmatyar, a demandé au mouvement Taliban de rejoindre la réconciliation avec le gouvernement afghan, et a exhorté, dans son premier discours public après son arrivée à Kaboul, le mouvement à aider au retrait des forces étrangères du pays par des voies pacifiques.") (Al Jazeera Net, 06/05/2017).

Cinquièmement : Il semble que l'Amérique, face aux risques majeurs qu'elle affronte dans le bassin de la Chine, notamment la situation qui s'échauffe de jour en jour avec la Corée du Nord, et la poursuite des risques en Syrie, ainsi que l'échec de toutes les politiques américaines pour une relance effective de l'économie, d'une part ; et d'autre part à cause de l'épuisement de l'armée américaine en Afghanistan et du désespoir de remporter la victoire, en plus de la faillite du rôle indien au niveau local afghan, et l'espoir suscité par le retour d'Hekmatyar ; il semble de tout cela que l'Amérique espère parvenir à une réconciliation à sa manière qui lui garantisse ce qu'elle n'a pu obtenir par la guerre. C'est pourquoi elle a décidé de revenir à l'activation du rôle pakistanais en Afghanistan et de réduire les attaques pakistanaises, que ce soit à l'intérieur ou aux frontières avec l'Afghanistan. Durant le mandat du nouveau commandement militaire dirigé par Bajwa depuis environ huit mois, la scène pakistanaise a été exempte d'opérations majeures comme celles pour lesquelles son prédécesseur Raheel Sharif était célèbre, telles que les opérations "Zarb-e-Azb" sous leurs différentes phases contre ceux que Raheel appelait les "terroristes" à la frontière avec l'Afghanistan. On entend même des accrochages légers entre les armées pakistanaise et indienne sur la frontière du Cachemire sous le commandement du général Bajwa. Cela renforce sans doute son acceptation interne et auprès des chefs du mouvement Taliban.

De même, le nouveau chef de l'armée pakistanaise, Bajwa, a cherché à tendre la main de la coopération à l'Afghanistan sous le titre de la lutte contre l'organisation État Islamique (Daech), c'est-à-dire recentrer le concept de "guerre contre le terrorisme" du combat contre les Talibans et les moudjahidines au Waziristan vers l'organisation État Islamique. Cette orientation inclut le gouvernement afghan et les tribus pakistanaises indignées par son prédécesseur Raheel, et ce qui reste caché dans ses discussions (Bajwa) avec les Talibans-Afghanistan est plus important : ("Le chef de l'armée pakistanaise, Qamar Javed Bajwa, a tendu la main de la 'coopération sécuritaire' à l'Afghanistan pour faire face à la menace de l'organisation État Islamique, dans une évolution rare des relations bilatérales entre les deux pays voisins. La démarche du général Bajwa pour entamer une coopération sécuritaire avec l'Afghanistan est intervenue lors d'une rencontre qu'il a eue, vendredi, avec un certain nombre de chefs de tribus dans la vallée de Kurram 'subdivision administrative située dans les zones tribales sous administration fédérale au Pakistan', près de la frontière afghane. Le chef de l'armée pakistanaise a exhorté, dans une évolution rare des relations bilatérales avec Kaboul, tout le monde dans les deux pays à 'l'unité et à la vigilance'. Il a poursuivi lors de sa rencontre avec les tribus de la vallée de Kurram : 'Nous devons être unis, prêts et vigilants contre cette menace...'"). (Al-Khaleej Online, 01/07/2017).

Ce qui confirme que l'Amérique a été incapable de dépasser les moudjahidines afghans, particulièrement le mouvement Taliban, ce sont les déclarations conciliantes du président afghan après le sommet de Trump en Arabie Saoudite : ("Ce qui est le plus important, c'est que le gouvernement afghan veut la réconciliation, et nous espérons que les 'Talibans' choisiront ; s'ils choisissent la paix, ils obtiendront tout ce qu'ils veulent par la politique et la loi, et nous espérons que les 'Talibans' s'éloigneront des terroristes.") (Asharq Al-Awsat, 25/05/2017). Cela confirme que la politique américaine veut faire croire au mouvement Taliban qu'il est en dehors du champ de la guerre américaine contre le "terrorisme", et qu'il doit au contraire s'aligner sur le gouvernement afghan dans cette guerre ; de plus, les revendications des Talibans pour le retrait complet des forces américaines d'Afghanistan peuvent se réaliser par la paix et non par la guerre.

Sixièmement : En conclusion, la stratégie du président Trump en Afghanistan est révisée dans un contexte où la politique américaine fait face à d'énormes risques à travers le monde. À la lumière des faits mentionnés ci-dessus, il est probable que la révision américaine de sa politique en Afghanistan comprenne les points suivants :

1- Cette révision s'oriente vers un refroidissement important du terrain afghan, limitant la présence américaine à des bases militaires utilisables en cas de danger, en présentant sa mission comme étant dirigée contre "l'organisation État Islamique"...

2- Il est peu probable que l'Amérique envoie des forces militaires dans le but de combattre et d'intensifier les hostilités, mais elle pourrait envoyer des forces pour une courte période, non pas pour le combat, mais comme monnaie d'échange dans les négociations, comme pour dire que l'Amérique peut "concéder" le retrait de ces forces supplémentaires en échange d'une "concession" des Talibans acceptant de négocier pour établir un gouvernement commun avec le gouvernement afghan, et naturellement sans porter atteinte aux intérêts de l'Amérique.

3- Pour faciliter la séduction des Talibans vers l'acceptation, l'Amérique reviendra à l'activation du rôle pakistanais, de sorte que le nouveau commandement militaire au Pakistan montre plus de souplesse et de sympathie envers les Talibans pour les pousser à s'asseoir et à négocier avec le gouvernement client à Kaboul et à les intégrer dans le système politique pro-américain en Afghanistan.

Septièmement : Enfin, nous mettons en garde contre le fait de s'appuyer sur les agents au Pakistan ou de se rassurer par la souplesse manifestée par leur commandement militaire envers l'Afghanistan. Il est impératif de tirer les leçons du passé : l'Amérique n'aurait jamais pu fouler le sol afghan sans l'aide de ses agents au pouvoir au Pakistan. Cette nouvelle politique du régime pakistanais envers les Talibans n'est qu'une pièce de théâtre tissée par l'Amérique elle-même afin de consolider un scénario dont l'unique but est d'écarter les dangers pesant sur son régime client en Afghanistan sans une intervention militaire coûteuse, ou avec un minimum d'engagement... Les nouveaux dirigeants du Pakistan ne sont qu'une autre facette, à découvert, de ce plan américain. Tantôt l'Amérique demande à ses partisans au Pakistan de restreindre le djihad afghan et de briser sa force, comme l'a fait le tristement célèbre Raheel au Waziristan selon le plan d'Obama ; et maintenant, les nouveaux hommes du pouvoir œuvrent pour séduire les Talibans et les contenir selon le plan de Trump, après que les politiques de force de l'Amérique ont échoué à les pousser vers la table des périls, "les négociations", comme voie pour déraciner leur détermination au djihad. Ainsi, ils tentent de les pousser vers les négociations par le rapprochement pakistanais sous forme de tromperie et de ruse. Nous mettons en garde contre le fait de tomber dans les pièges de l'Amérique et de ses agents, ou de s'appuyer sur eux.

وَلَا تَرْكَنُوا إِلَى الَّذِينَ ظَلَمُوا فَتَمَسَّكُمُ النَّارُ وَمَا لَكُم مِّن دُونِ اللَّهِ مِنْ أَوْلِيَاءَ ثُمَّ لَا تُنصَرُونَ

"Et ne vous penchez pas vers les injustes : sinon le Feu vous atteindrait. Vous n'avez pas d'alliés en dehors d'Allah et vous ne serez pas secourus." (Sourate Houd [11]: 113)

Le 24 Dhul-Qi'dah 1438 AH Correspondant au 16/08/2017 CE

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