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Questions & Réponses

Réponse à une question : La victoire de Trump aux élections américaines !

November 19, 2016
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Réponse à une question

Question :

Une question reste pour moi sans réponse convaincante : comment Trump a-t-il pu l'emporter sur Clinton avec un tel écart, alors que les sondages précédant les élections du 08/11/2016 indiquaient une avance notable de Clinton sur Trump ? De plus, les déclarations de Trump durant la campagne électorale étaient incendiaires sur tous les fronts : contre l'Europe, la Chine, l'Arabie Saoudite, les musulmans en général, et même la Corée... Tandis qu'il louait la Russie et Bachar... Cela signifie-t-il que la politique de l'Amérique va changer, particulièrement en Syrie ? Merci et qu'Allah vous récompense par le bien.

Réponse :

Pour saisir la réalité des réponses aux questions ci-dessus, il est nécessaire d'examiner les points suivants :

1- La loi électorale aux États-Unis diffère d'un système classique basé uniquement sur le vote populaire et le décompte des voix. Chaque État dispose d'un certain nombre de voix au sein du Collège électoral, qui compte au total 538 grands électeurs. Le candidat qui remporte la majorité des voix dans un État, ne serait-ce que de 1 %, obtient la totalité des voix de cet État. Par exemple, si un État compte 2 millions d'habitants et possède 20 voix au Collège électoral, et qu'un candidat obtient 51 % des voix contre 49 % pour l'autre, celui qui a obtenu 51 % remporte les 20 voix en entier, et non pas seulement une proportion (soit 10,2 ou environ 11 voix). Il rafle la totalité des 20 voix.

Ainsi, un candidat peut obtenir plus de voix au niveau national (vote populaire) mais perdre au Collège électoral, car cela dépend de la densité de population de l'État, du nombre de voix qui lui sont allouées au Collège électoral et de l'écart de victoire dans chaque État.

Quant aux sondages, ils se basent généralement sur le vote populaire et non sur les voix du Collège électoral. C'est pourquoi la majorité des voix populaires ne coïncide pas toujours avec la majorité du Collège électoral. C'est précisément ce qui s'est produit : Clinton a remporté la majorité du vote populaire avec « 60 556 142 voix, soit 47,6 % », mais n'a obtenu que « 232 voix au Collège électoral ». Trump, quant à lui, a obtenu un pourcentage moindre du vote populaire avec « 60 116 240 voix, soit 47,3 % », mais a remporté la majorité du Collège électoral avec « 306 voix ». (Élections présidentielles américaines 2016 - 8 novembre 2016).

D'un autre côté, l'influence financière, politique et sécuritaire qui accompagne les candidats, ainsi que des actions dénuées de toute valeur éthique où chaque candidat s'épuise sans égard pour le bien ou le mal, influencent l'orientation des électeurs. Par exemple, la relance de l'affaire des e-mails de Clinton (James Comey, directeur du FBI, avait annoncé environ 11 jours avant les élections une nouvelle enquête sur l'utilisation par Clinton de son courrier électronique privé...) (BBC Arabic, 13/11/2016). Cette manœuvre a eu un impact tel que Clinton a déclaré : « L'annonce par James Comey de la réouverture de l'enquête sur l'utilisation de mon serveur privé quand j'étais Secrétaire d'État, quelques jours avant l'élection, a causé un grand tort politique à ma campagne ». Elle a ajouté : « Les doutes de Comey étaient infondés, et il a annoncé n'avoir rien trouvé pour m'inculper, mais cela a eu un effet négatif sur les résultats des élections » (BBC Arabic, 13/11/2016).

De plus, les Républicains préparaient le terrain en affirmant que l'Amérique avait besoin de changement pour être sauvée, pointant du doigt le déclin de son rang international sous le règne des Démocrates. Par exemple, le républicain Dick Cheney, ancien vice-président, dans un livre co-écrit avec sa fille Liz Cheney intitulé Exceptional: Why the World Needs a Powerful America, dont des extraits ont été publiés en avril dernier (Reuters, 08/04/2016) et sorti en septembre, deux mois avant les élections, déclare : « Malheureusement, au moment où nous faisons face au danger clair et présent d'une menace terroriste qui croît rapidement, le président Obama a considérablement affaibli notre puissance, abandonné les alliés de l'Amérique et enhardi nos ennemis ». À cela s'ajoutent les milieux financiers, les influences politiques des services de renseignement et les forces occultes derrière chaque candidat. Sans oublier l'exploitation du lobby juif ; Trump a mentionné dans une interview au site juif Israel Hayom publiée le 11/05/2016 que « son amour pour les Juifs et leur entité datait de très longtemps ». Il a affirmé : « Nous protégerons Israël, et vous ne devez pas oublier qu'Israël est notre grand bastion d'espoir dans la région, c'est pourquoi Israël est très important ». Il a également promis de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem...

2- Les campagnes électorales dans les pays capitalistes, et particulièrement en Amérique, sont des campagnes où l'on « déballe son linge sale ». Les candidats ne reculent devant aucun scandale, insulte ou recherche des péchés de l'adversaire. Cependant, cette fois-ci a surpassé les précédentes, démontrant clairement la médiocrité des candidats et la chute de leur discours. Les accusations personnelles et les atteintes à l'honneur ont prédominé, sans qu'aucune idée ou solution efficace aux problèmes croissants de l'Amérique ne soit proposée. Le choix de nombreux Américains s'est résumé à choisir entre le mauvais et le pire. Cela indique le déclin de l'Amérique face à l'aggravation de ses crises internes et économiques, et l'augmentation des divisions au sein de la société américaine, accentuées par les déclarations de Trump. Colin Powell, membre du Parti républicain et ancien Secrétaire d'État, a décrit Trump comme une « honte nationale et un paria international » (BBC Arabic, 14/09/2016). Quant à Hillary Clinton, certains l'ont considérée comme négligente et inapte à la présidence, citant l'utilisation de son e-mail privé pour envoyer des informations confidentielles. Le FBI l'avait interrogée à ce sujet, et le ministère de la Justice examinait si cette négligence constituait un crime (BBC Arabic, 02/07/2016). Tout cela témoigne de la décadence dans laquelle sombre l'Amérique. Lorsqu'elle ne trouve que ces deux candidats comme étant ses meilleurs éléments, cela présage sa chute imminente. Voilà pour ce qui est du « déballage de linge sale ».

Quant à la crédibilité de l'exécution de ces déclarations électorales, elle est quasi nulle, sauf dans la mesure où elle s'accorde avec l'arrogance de la méthode républicaine ou la tromperie de la méthode démocrate. Ainsi, les déclarations de campagne ne sont pas un véritable baromètre de la politique exécutive du candidat après son élection. C'est un fait observé : Obama avait crié durant sa campagne qu'il fermerait la prison de Guantanamo, or elle reste en l'état alors que ses deux mandats sont terminés. Même Trump a déjà commencé à revenir sur ses propos :

  • En décembre 2015, Trump appelait à une « interdiction totale et complète de l'entrée des musulmans aux États-Unis, à l'adoption d'une carte spéciale mentionnant leur religion et à la création d'une base de données pour eux, ainsi qu'à la surveillance des mosquées » (BBC, 07/12/2015). Mais il a déclaré plus tard concernant cette promesse : « C'est juste une suggestion, rien de plus » (Al Jazeera, 11/11/2016). Toutefois, il continuera d'utiliser la menace et la pression contre les musulmans même s'il ne met pas tout en œuvre.

  • Sur le dossier nucléaire iranien, il a déclaré qu'il annulerait l'accord. Il n'est pas prévu qu'il le fasse, mais il montrera de la fermeté pour tromper les gens en faisant croire qu'il est contre l'Iran, tout en sachant que celle-ci gravite dans l'orbite américaine et exécute ses politiques. Cela prouve ses contradictions ou sa volonté de paraître contradictoire pour effrayer la partie adverse et bercer les Américains de l'illusion qu'il accomplira ce que ses prédécesseurs n'ont pas fait. C'est une méthode de diversion pour masquer les faiblesses de l'Amérique.

  • Trump a déclaré dans une interview avec CBS qu'il expulserait environ trois millions d'immigrants clandestins : « Ce que nous allons faire, c'est expulser les personnes ayant un casier judiciaire, les membres de gangs, les trafiquants de drogue... peut-être deux ou trois millions. Nous les ferons sortir de notre pays ou nous les mettrons en prison ». Il a ajouté qu'après avoir « sécurisé » la frontière, les décisions seraient prises concernant les autres immigrés non documentés. Sur la construction du mur avec le Mexique, il a précisé qu'il ne serait peut-être pas entièrement en pierre mais pourrait comporter des clôtures par endroits, disant : « Je suis très doué pour ce qu'on appelle la construction » (Alhurra, 13/11/2016). Il est clair qu'il joue avec ses déclarations : après avoir parlé de trois millions, il commence à interpréter et à faire des exceptions.

  • Trump avait précédemment déclaré que l'OTAN était « obsolète » et que l'intervention de Washington aux côtés de ses alliés européens en cas d'agression russe dépendrait de leur contribution financière au budget de l'alliance (AFP, Journal Al-Khaleej, 11/11/2016). Entre-temps, Barack Obama a déclaré que Trump lui avait assuré qu'il resterait « engagé envers une OTAN forte » (BBC Arabic, 14/11/2016).

3- Quant au changement de la politique américaine sur les questions fondamentales héritées de l'ère précédente, il n'est pas attendu que les grandes lignes changent, mais seulement les méthodes. Le système américain est contrôlé par diverses institutions : le Président et son administration, le Pentagone, le Congrès, le Conseil de sécurité nationale, les services de renseignement... Celles-ci maintiennent la stabilité des grandes lignes de la politique américaine. Pour illustrer cela, prenons le cas de la Syrie mentionné dans la question :

  • Obama soutenait Bachar mais ne l'annonçait pas ouvertement. Il disait : Bachar n'a pas d'avenir en Syrie... on ne négocie pas avec lui... on peut négocier avec lui mais il n'a pas de place dans la phase de transition... il peut être là durant la transition mais sans rôle dans le futur gouvernement... et finalement, il a dit qu'il n'y avait pas d'objection à ce qu'il participe aux élections présidentielles ! Trump, lui, l'a dit brutalement : Bachar combat le terrorisme, il est donc un élément utile et la priorité est d'éliminer le terrorisme, pas Bachar. Le journal The Guardian rapporte que Trump a réaffirmé qu'une alliance avec la Russie et la Syrie pour vaincre l'organisation État Islamique est sa politique préférée. Il a dit au Wall Street Journal qu'il n'aimait pas Assad, « mais renforcer son régime est le meilleur chemin pour éliminer l'extrémisme qui a prospéré dans le chaos de la guerre civile et qui menace l'Amérique » (Al Jazeera, 13/11/2016). Trump avait exprimé en juillet dernier au New York Times : « Je pense que nous devons d'abord nous débarrasser de Daech avant de nous débarrasser d'Assad ». Quant à sa promesse d'envoyer des dizaines de milliers de soldats en Syrie et en Irak, il a déclaré le 04/11/2016 : « Nous n'utiliserons la force militaire que dans les cas où cela est vital du point de vue de la sécurité nationale des États-Unis ». C'est ce que disent tous les présidents américains, passés et futurs.

  • Obama empêchait la livraison d'armes efficaces à l'opposition sous prétexte qu'elles pourraient tomber entre les mains de terroristes. Trump dit la même chose, sans détour : le journal The Guardian a rapporté qu'il a exprimé son intention de mettre fin au soutien américain à l'opposition syrienne armée (Al Jazeera, 13/11/2016).

  • Obama a écarté l'Europe de la crise syrienne (en l'excluant de Lausanne), tout en essayant de la calmer le lendemain avec des réunions stériles. Trump, lui, ne se soucie pas de ménager l'Europe ; il leur crie dessus comme s'ils n'étaient rien, ignorant leurs réactions virulentes. François Hollande a dit à son sujet : « Il me fait vomir », Boris Johnson l'a qualifié de « totalement déséquilibré », et le président du Parlement européen Martin Schulz a déclaré que « Trump est un problème pour le monde entier » (Journal Asharq Al-Awsat, 11/11/2016). La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, lui a répondu sur la chaîne ZDF : « Vous ne pouvez pas dire que le passé ne compte pas... l'OTAN n'est pas un projet commercial, ce n'est pas une entreprise » (Reuters, 10/11/2016).

  • Obama s'appuie sur la Russie pour ses attaques brutales en Syrie tout en protestant officiellement contre elles pour tromper l'opposition. Trump, lui, s'appuie sur la Russie ouvertement et fait l'éloge de Poutine, le plaçant même au-dessus d'Obama et de Clinton. Il a dit de Poutine : « Il a été un leader bien plus que notre président » (BBC Arabic, 14/11/2016). Trump a ajouté que Poutine était plus intelligent que Clinton et l'avait vaincue en Syrie (Sky News Arabia, 20/10/2016). Ainsi, Obama et Trump traitent tous deux avec la Russie pour servir les intérêts de l'Amérique, avec des styles différents. La Russie, quant à elle, souffre d'un complexe d'infériorité, cherchant désespérément à être reconnue comme une puissance occidentale ou à restaurer la gloire de l'ère soviétique. Le Parlement russe a applaudi l'annonce de la victoire de Trump, ce qui confirme l'étendue de la stupidité politique russe !

De tout cela, il ressort que les grandes lignes de la politique américaine ne diffèrent pas entre le Parti républicain et le Parti démocrate ; seules les méthodes varient.

4- La raison en est l'origine même des deux partis. Le Parti républicain se soucie peu de paraître démocrate ; il est dominé par le comportement des « cowboys » empreint d'arrogance. Cette culture valorise l'individu qui affiche sa force, frappe, tue, bombarde et pille sans que personne ne puisse s'y opposer. Ils ne se soucient pas des crimes contre les innocents. Ils aiment porter des armes. Le Sénat américain a rejeté en juin une proposition démocrate visant à durcir les contrôles sur les acheteurs d'armes (Russia Today, 21/06/2016). Les Républicains sont sous le contrôle du lobby des fabricants d'armes. C'est de là que vient le style de Trump : l'homme qui veut paraître fort pour restaurer le prestige de son pays par les menaces et le chantage. Comme il l'a dit : « Je veux être quelqu'un dont on ne peut pas prédire les positions » (Reuters, 10/11/2016). Il cherchera à effrayer les autres pour qu'ils acceptent la politique de l'Amérique. Ses déclarations ont frappé aux quatre points cardinaux : haine affichée contre l'Islam et les musulmans, hostilité envers la Chine, pression sur la Corée du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Iran, et attaques provocatrices contre l'Europe. C'est le style de l'arrogance et celui du marchand malhonnête qui veut extorquer les autres États pour que l'Amérique encaisse les profits. Voici quelques-unes de ses déclarations :

  • « L'Arabie Saoudite est un pays riche et elle doit payer pour ce qu'elle obtient de nous politiquement et militairement. Sans nous, elle n'existerait pas... » (NBC, 19/08/2016). C'est une étape pour la racketter et s'emparer de ses avoirs aux États-Unis, surtout après que le Congrès a adopté la loi JASTA.

  • Il a mentionné vouloir retirer les troupes de Corée du Sud si celle-ci ne payait pas une part plus importante du coût de leur déploiement.

  • Il a exigé que l'Europe paie davantage pour l'OTAN.

  • Sur le climat, il a affirmé que les contraintes environnementales rendaient les entreprises moins compétitives et a qualifié le changement climatique de « canular ». On voit ici l'étendue du chantage financier que Trump cherche à exercer, même envers ses propres agents et alliés !

5- Quant au Parti démocrate, il est dominé par la ruse et l'apparence d'une fausse démocratie, imitant le style britannique : il présente le poison dans un emballage doré, vous tuant avec le sourire. Le Parti républicain, lui, présente le poison pur et vous tue en serrant les dents. C'est pourquoi les présidents démocrates sont plus aptes à tromper et à gagner la sympathie des naïfs, tandis que les républicains ne trompent personne car leur hostilité est flagrante. On peut le noter dans l'histoire récente : Reagan, Nixon, Bush père et fils (Républicains) avec leur arrogance et leur hostilité découverte, surtout contre l'Islam ; face à Kennedy, Carter, Clinton et Obama (Démocrates) avec leur ruse et leur malveillance dissimulée derrière un sourire. Bush parle de « Croisade » tandis qu'Obama cite un verset du Coran au Caire... mais les deux complotent contre l'Islam.

6- Même les emblèmes des deux partis reflètent cette différence. Depuis que le caricaturiste Thomas Nast a publié en 1870 et 1874 des dessins montrant un âne déguisé en lion pour effrayer les animaux, dont un éléphant massif brisant tout sur son passage, l'âne est devenu le symbole des Démocrates et l'éléphant celui des Républicains. Durant la campagne de 2008, une image montrait un âne monté par Hillary Clinton et Barack Obama lui présentant une carotte au bout d'un bâton (stratégie de la « carotte et du bâton »). En face, McCain et Romney montaient un éléphant en le frappant avec un gros bâton, symbolisant la « fermeté et la force ».

Les agissements de Trump ne sont donc pas une innovation par rapport aux candidats républicains, si ce n'est par ses traits de caractère personnels.

Conclusion :

A- Les grandes lignes de la politique américaine décidées sous le président précédent ne changeront pas de manière significative, particulièrement envers l'Islam et les musulmans, et plus spécifiquement envers la crise syrienne. La politique américaine est fixée par des institutions pérennes.

B- Les déclarations électorales ne sont pas un baromètre pour l'exécution pratique des relations internationales ou la résolution des problèmes extérieurs.

C- L'Amérique continuera d'utiliser la Russie dans sa guerre contre les musulmans qui se sont révoltés contre ses systèmes, ainsi que pour contrer l'Europe. Elle veut limiter la rébellion des Européens qu'elle considère comme des « petits frères », et stopper leurs velléités d'indépendance politique, économique ou militaire.

D- Les méthodes de la nouvelle administration incluent la menace, la moquerie et l'arrogance. La meilleure attitude pour les États qui se respectent est de ne pas céder à ces pressions, car ce ne sont que des tempêtes dans un verre d'eau. Ils doivent continuer à défier l'Amérique et travailler à l'expulser de la région. Si l'Amérique a pu être contrée à l'apogée de sa puissance sous Bush fils, qu'en est-il aujourd'hui alors qu'elle décline ?

E- Il semble que l'administration Trump utilisera le chantage financier pour forcer les États à payer. C'est le dernier recours qui lui reste. Les États ne doivent pas s'y soumettre.

F- Quant aux peuples de l'Oummah islamique en révolte, qui sont la plus grande épine dans la gorge de l'Amérique, ils doivent poursuivre leur lutte. Ils sont victorieux, par la volonté d'Allah, contre l'Amérique et toutes les puissances colonialistes. Ils ont déjà humilié l'Amérique dans les sables de l'Irak et les terres d'Afghanistan... Sachez que l'Amérique est plus fragile qu'une toile d'araignée, elle est usée et s'effondre. Mais l'Oummah doit se méfier des agents de l'Amérique sur ses terres... Elle doit se tourner vers les dirigeants sincères et conscients qui la mèneront vers le salut et la libération. Elle redeviendra alors ce qu'elle était, tenant la gloire par ses deux bouts :

كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ

"Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah." (Sourate Al-Imran [3]: 110)

Et selon le hadith :

... ثُمَّ تَكُونُ جَبْرِيَّةً، فَتَكُونُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ تَكُونَ، ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ أَنْ يَرْفَعَهَا، ثُمَّ تَكُونُ خِلَافَةٌ عَلَى مِنْهَاجِ النُّبُوَّةِ

"... Puis il y aura un pouvoir tyrannique, qui durera tant qu'Allah voudra qu'il dure. Puis Il y mettra fin quand Il le voudra. Puis il y aura un Califat selon la méthode de la prophétie." (Rapporté par Abu Dawood At-Tayalisi). Et cela n'est nullement difficile pour Allah.

Le 18 Safar 1438 de l'Hégire Correspondant au 18/11/2016

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