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Questions & Réponses

Réponse à une question : Les conditions de validité de la société de Mudaraba

May 23, 2018
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(Série de réponses du noble savant Ata bin Khalil Abu al-Rashtah, Émir du Hizb ut-Tahrir, aux questions des visiteurs de sa page Facebook « Fikhi »)

Réponse à une question

À Khalil Al-Abbasi

Question :

As-salamu alaykum ô notre noble Cheikh, j'ai une question concernant une société dans laquelle je suis entré avec un homme qui possède des usines et des supermarchés. J'ai placé une somme d'argent dans cette société pour qu'il la fasse fructifier pour moi, mais il a d'autres associés que je n'ai pas vus et avec qui je ne me suis pas assis. Le propriétaire de la société les a seulement informés que j'avais placé une somme d'argent avec lui. Ces personnes sont des associés uniquement par le capital, tout comme moi, alors que le propriétaire de la société est un associé par le capital et par le travail (badan), et c'est lui qui gère cette entreprise.

La question est : ma participation à cette société est-elle licite (halal) ? Je vous prie de m'éclairer sur cette question et sur ce que je dois faire, car certains jeunes m'ont dit que cette société est licite et d'autres m'ont dit qu'elle n'est pas permise par la Loi islamique (Shari'ah). Que Allah vous bénisse.

Réponse :

Wa alaykum as-salam wa rahmatullahi wa barakatuh,

1- Concernant la société de Mudaraba, elle est autorisée en tant que commandite entre le capital de l'un des associés et l'effort de l'autre. Elle est également autorisée entre le capital de l'un des associés et le capital combiné à l'effort de l'autre associé. De même, elle est autorisée entre le capital de plusieurs associés et l'effort d'un seul gestionnaire (Mudharib)... Il est mentionné dans Le Système Économique : « La Mudaraba inclut l'association de deux capitaux et du travail de l'un des deux propriétaires. Si deux hommes possèdent trois mille, l'un possède mille et l'autre deux mille, et que le propriétaire des deux mille autorise celui des mille à disposer de l'ensemble contre un partage des bénéfices par moitié, la société est valide. Le travailleur est alors le propriétaire des mille, étant un Mudharib pour le propriétaire des deux mille et son associé en même temps. De même, la Mudaraba inclut l'association de deux capitaux et du travail d'un tiers. Tout cela entre dans le cadre de la Mudaraba. »

2- Parmi ses conditions de validité, il est mentionné dans Le Système Économique : « La Mudaraba n'est valide que si le capital est remis au travailleur et qu'on le laisse en disposer librement, car la Mudaraba exige la remise du capital au Mudharib. Il est impératif, dans la Mudaraba, de fixer la part du travailleur, et que le capital sur lequel porte la Mudaraba soit d'un montant connu. »

3- Comme vous pouvez le voir, l'une des conditions de validité de la Mudaraba est que le capital engagé soit un montant connu et que la part de l'apporteur de travail dans les bénéfices soit clairement estimée par l'accord des associés... En conséquence, il n'est pas permis au Mudharib de prendre de l'argent de celui-ci et de celui-là en convenant avec chacun d'eux d'un bénéfice sans que l'un ou l'autre ne sache quel est le montant total du capital, et sans savoir si les autres associés acceptent ou non le pourcentage de bénéfice... Par conséquent, ce qui a été mentionné dans la question n'est pas permis. Les associés doivent se réunir, s'accorder sur les bénéfices et s'entendre clairement sur le capital total de manière connue.

C’est ce que je privilégie dans cette question, et Allah est le plus Savant et le plus Sage.

Votre frère Ata bin Khalil Abu al-Rashtah

06 Ramadan 1439 de l'Hégire Correspondant au 22/05/2018

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